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Piano Sonata No. 3 in F minor, Op. 14

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(La version française suit)

In the summer of 1836, Schumann carried out the greater part of his work on the Piano Sonata in F minor Op 14. This was, as he later confessed, his ‘darkest period’—a time when he was completely separated from Clara.

If some of Clara’s musical ideas had left their mark on the opening movement of the F sharp minor Sonata, the new work placed Clara quite literally centre-stage: the sonata as Schumann originally designed it had five movements, with the slow movement framed by two scherzos. Not only did the slow movement consist of a set of variations on an ‘Andantino de Clara Wieck’, but the five-note descending scale with which her theme began permeated other sections of the work too. (Schumann had identified Clara in his compositions with a five-note descending motif -Maybe because of the five letters in her name, maybe because five is the number symbolizing marital union-)

It was in all likelihood the publisher Tobias Haslinger who persuaded Schumann to drop both scherzos, so that the work could appear under the catchpenny title of ‘Concert sans orchestre’. This wholly inappropriate designation was criticized not only by Liszt in his Gazette musicale review, but also by Ignaz Moscheles, to whom the work was dedicated. Haslinger’s three-movement version appeared in October 1836, but when Schumann revised the work in 1853 he issued it as a ‘Grande Sonate’. He restored one of the scherzos and also renotated the finale. (…) Schumann also retouched the opening movement, making occasional changes to its texture, rhythm and even harmony.

(…)
In issuing the F minor Sonata as a ‘Concert sans orchestre’ Haslinger hoped, as he said, ‘to whet the appetite of a more curious public’. His scheme was unsuccessful: despite the championship of Brahms, who gave the first public performance in 1862, the sonata has remained among Schumann’s least-known piano works. (If the central variations are at all familiar, it is largely because they were a favourite encore piece of Vladimir Horowitz.) That it is a problematic piece is undeniable, but it is among Schumann’s most passionate utterances, and one that deserves a wider audience.
(Source: Misha Donat, Hyperion)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: I. Allegro, Éric Le sage, Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: II. Scherzo: molto comodo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Quasi variazioni: Andantino de Clara Wieck: Theme, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 1, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 2: in tempo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 3: Passionato, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 4, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: III. Scherzo: vivacissimo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: V. Prestissimo possibile, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Schumann passa l’été de 1836 à mener à bien l’essentiel de son travail sur sa Sonate pour piano en fa mineur op. 14. Ce fut, comme il le confessa par la suite, sa «période la plus sombre»—une époque qui le vit totalement séparé de Clara.

Si certaines idées musicales de Clara avaient laissé leur empreinte sur le mouvement initial de la Sonate en fa dièse mineur, cette nouvelle œuvre plaça littéralement la jeune femme au centre de la scène: telle que Schumann la conçut originellement, la sonate comportait cinq mouvements, avec le mouvement lent encadré de deux scherzos. Or, ce mouvement lent est un ensemble de variations sur un «Andantino de Clara Wieck»; plus encore, la gamme descendante de cinq notes qui en débutait le thème imprégna aussi d’autres sections de l’œuvre. (Schumann avait identifié Clara dans ses compositions à un motif de cinq notes descendantes. -Peut-être à cause des cinq lettres qui composent son prénom, peut-être aussi parce que cinq est le chiffre symbolisant l’union amoureuse par le mariage.-)

Selon toutes probabilités, ce fut l’éditeur Tobias Haslinger qui persuada Schumann d’abandonner les deux scherzos de sorte que l’œuvre pût paraître sous le titre accrocheur de «Concert sans orchestre». Cette désignation tout à fait inapte fut critiquée par Liszt dans sa Gazette musicale, mais aussi par Ignaz Moscheles, le dédicataire de l’œuvre. La version à trois mouvements de Haslinger parut en octobre 1836 mais Schumann en publia une version révisée intitulée «Grande Sonate» (1853). Il rétablit l’un des scherzos et refit la finale. (…) Schumann retoucha également le mouvement initial, effectuant d’occasionnels changements de texture, de rythme, voire d’harmonie.

(…)
En éditant la Sonate en fa mineur sous le titre «Concert sans orchestre», Haslinger espérait «aiguiser l’appétit d’un public plus curieux». Mais ce plan échoua et la sonate resta une des œuvres pour piano les moins connues de Schumann, malgré la défense de Brahms, qui en donna la première audition publique en 1862. (Si les variations centrales sont un tant soit peu familières, elles le doivent en grande partie à Vladimir Horowitz, qui en avait fait un de ses bis favoris.) Cette piece est indéniablement problématique, mais elle compte parmi les déclarations les plus passionnées de Schumann et mérite un auditoire plus large.
(Source: Misha Donat, Hyperion)

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