In the studio and on trying to find a space to show

 

 

(English follows the two clips down here)

J’ai quitté le Québec pour une semaine au mois de février, ainsi mon travail en atelier a peu avancé. J’ai quand même réussi à terminer la première couche de glacis sur tous mes Schumann. Ce qui me rend vraiment heureuse comme j’ai le sentiment d’apercevoir enfin la lumière au bout du tunnel. Les portraits commencent à ressembler à ce à quoi je m’imaginais. C’est un processus tellement long, c’est encourageant de voir que tout fonctionne comme je l’avais conçu. J’ai donc très hâte de débuter les glacis sur mes Clara, dans l’espoir que ce soit la même chose pour elles. Pourtant, je suis incertaine et je me demande si je ne devrais pas terminer tous mes Schumann avant d’attaquer Clara ou alors si je ne devrais pas garder le procédé identique à celui du début, soit de peindre chaque étape en même temps sur tous les tableaux. Plus je peins, meilleure je suis, et donc faire tous les tableaux simultanément les rend tous égaux visuellement ; on ne pourrait dire à la fin que le premier tableau est supérieur au dernier comme il n’y a ni premier ni dernier. Je crois qu’il pourrait être avantageux de terminer mes Schumann maintenant parce que voilà un moment que je travaille sur lui, je connais donc bien la structure du visage de mon modèle et la façon dont la lumière tombe et s’y reflète. Je crains que de peindre Clara pendant quelques mois me fasse oublier ces caractéristiques et qu’ensuite j’en aurai pour quelques jours avant de me refaire la main. Ce qui pourrait rendre un des Schumann différents des autres. Mais est-ce que le fait de terminer avec mes Clara ne les ferait pas paraître plus « belles » ou enfin mieux exécutées que les Schumann ?

Je suis aussi toujours en train d’essayer de repérer un lieu pour faire cette exposition. J’aurais aimé présenter en novembre 2018, mais comme nous sommes déjà en février et que je n’ai rien trouvé, je ne crois pas que ça sera possible. C’est quand même plutôt compliqué de dénicher un endroit pour présenter mon travail. J’ai besoin de beaucoup d’espace avec mes 2 pianos, les 12 toiles en arrière-fond, le gigantesque mobile de lettres suspendu au-dessus des pianos et toutes les chaises pour l’auditoire (comme c’est un spectacle d’une durée de presque 2 heures).  Je continue ma quête et j’espère que je vais trouver l’endroit idéal bientôt.

 

 

 

 

 


I was gone away for a week in mid February, hence things were slower to advance in my studio. Yet I managed to finish my first layer of glazes for all my five Schumanns. It makes me very happy because I can finally see the light at the end of the tunnel, I sense the paintings are starting to look like they should, and it has been such a long process that it is nice to feel like I am getting somewhere. I am very excited to begin this glazing process on my Clara’s, yet I am not sure if I should finish the Schumanns first and then do the Claras, or just keep on with the identical method I have had since the beginning which is painting every step on every painting at the same time. The idea behind that way of doing is that the more I paint, the better I am, and so working on all canvases at the same time make them all equal. You won’t be able to say that the last one is better than the first one as they were all done simultaneously. Now the reason why I would like to finish all my Schumanns now is that I have gotten used to my model’s features and understand his face structure and how light reflects on it. Going to paint on Clara for a couple of months might make me “forget” about these Schumann features and it might take me a couple of days of work to get my hand back. It could make one of the Schumanns different than the others. But then again, if I were to finish the Schumanns now, I wouldn’t want them to look awful next to the Claras.

I am also still on my quest to locate a place to show my work. I would have liked to present it in November 2018, but as far as we are in the year, I don’t think now that this will be possible. It is complicated to find a nice spot to do this. The setting is quite big, with two pianos, the 12 paintings in the background, the huge mobile of letters suspended over the pianos and all the chairs for an audience (as the program is an almost 2 hours long concert). But I keep on looking and I am confident that I’ll come around soon.

In the studio

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Schumann #2
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Schumann #2
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Schumann #1
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Schumann #3
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Schumann #3
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Close up of a shirt knot.

(English follows French in this post)

Je réalise que je n’ai pas écrit ici depuis un bon moment maintenant. Les choses vont bon train dans mon atelier. Je travaille maintenant sur la partie la plus agréable de toutes : les glacis! J’ai commencé par mes Schumann et je terminerai avec mes Claras. Voici quelques photos de mon travail (aucun tableau n’est terminé encore). Je joins aussi une vidéo où vous pouvez me voir peindre.


I realize I have not posted here for some time now. Things are going very well in my studio. I am now working on the most fun part of all : the glazes! I have started with my Schumanns and will finish with the Claras. Here are some pictures of my work now (none of this are yet finished). I am also posting a video where you can see me paint.

Carpe diem

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(English follows French in this post)

Voici des études photographiques de roses que j’ai fait les dernières semaines. La vie d’une rose en deux semaines. Ce sont des photos juxtaposées de la même rose photographiée avec deux semaines d’écart.

“Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.”
⏤ Ronsard


Here are some photographic studies of roses I did in the past few weeks. Two weeks in the life of a rose. It is the same rose, photographed two weeks apart.

“Darling, let’s go see if the rose
Which had unfurled this morning
Its crimson dress to the Sun,
Has this evening has lost
The folds of its crimson dress,
And its complexion like yours.

Alas! See how, in a short space,
Darling, it has in this place,
Alas! alas, let its beauty fall!
Oh truly cruel Mother Nature,
Since such a flower lasts
Only from morning till evening!

So, if you believe me, darling,
While your age is flowering
In its greenest newness,
Gather, gather your youth
Since, as with this flower, old age
Will tarnish your beauty.”
⏤ Ronsard

 (I found the poem’s translation here on this site)

In the studio

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This is a view of my studio this morning.
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This is a view of my studio this morning. (As I am actually writing this.)

(English follows French)

J’ai donc commencé à appliquer la couleur sur mes portraits. Mes Schumann ont deux couches de données sur les vestons et sur les cheveux. Il me reste peut-être une dernière couche à donner et après je reviendrai avec des glacis. J’ai commencé à travailler un peu les visages, en appliquant de minces couches de glacis et en travaillant un peu les yeux. J’en suis rendu au Clara. Leurs robes sont terminées, mais je n’ai pas encore travaillé le chandail ou le visage, c’est ce que je vais faire cette semaine. Je sens que les tableaux commencent vraiment à prendre forme, ce qui est toujours encourageant et réjouissant.


I have started to apply color on my portraits. My Schumanns have 2 coats on the jackets and the hair. I will need to apply another coat and then I will come back with glazes. I started working lightly on their faces, applying thin glaze layers and working on the eyes. Now I am starting the Claras. I finished their dresses, but I have not yet worked on their shirts or faces. It is what I will be doing this week. I feel the paintings are starting to take shape, which is always encouraging and rejoicing.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles

 

(English follows French in this post)

J’ai passé les deux dernières semaines à essayer de trouver des solutions à mes problèmes de peinture. Je crois avoir déterminé l’erreur que j’aurais commise. En effet, je pense qu’à certains moments, j’ai ajouté du siccatif de cobalt dans mes mélanges de temperas, ce qui aurait eu pour effet de rendre ma peinture semblable à de l’émail, et donc, quand j’arrive pour mettre de l’huile sur cette peinture séchée, elle perle en partie et ne colle pas partout. Le problème est que j’ai usé de ce siccatif au gré de mes humeurs et qu’ainsi ce ne sont pas tous mes tableaux, ni même toutes les sections du même tableau, qui sont touchés par ce problème. C’est une petite surprise heureuse depuis quand je travaille, ne sachant pas d’avance si je vais peindre sur une partie adhérente ou pas. Pour les parties émaillées, je prends de l’huile que je frotte énergiquement en pesant fort sur le pinceau dans l’espoir que ça colle un peu, puis j’attends que ça sèche et je reviens ensuite pour peindre. Ça fonctionne, mais il ne faut pas que je frotte trop trop fort. Enfin. au final je mettrai un bon verni sur mes tableaux dans la confiance que tout se scelle et colle comme il faut. Comme le disait Voltaire, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

La sélection photo ci-haute montre une partie de mon travail des dernières semaines. J’ai appliqué une couche de bleu sur tous mes vestons et j’ai commencé à appliquer de la couleur sur les cheveux. Les couleurs sont encore beaucoup plus pâles que se qu’elles auront l’air au final.


All’s for the best, in the best of all possible worlds.

I spent the past 2 weeks trying to find a solution to my paint problems. I think I have identified the mistake I probably made. I might have sometimes added to many Cobalt siccative drops in my tempera, which would have transformed my paint in some kind of enamel, which means that when I try to put oil on top of this paint, it does not bind properly. The problem is that I have added these drops following my moods, hence not every panel, not even all sections of the same panel, are affected by this. It is a little happy surprise for now on when I work, as I never know if I will be painting a section where it sticks or not. For the sections that don’t bind, I use oily medium which I apply energetically, putting weight on my brush, anticipating it will stick. Then I wait for it to dry and I come back to paint. It works, as long as I don’t press too hard on my brush. I will put a good thick varnish in the end, hoping it will seal everything properly.  As Voltaire would say, all’s for the best, in all possible worlds.

The picture selection up here shows a part of the work I did these past weeks. All jackets have now a second coat of blue paint, and I started to apply some brown to the hair. The colors are a pale version of what they will be in the end.

 

 

I will not start over.

Clara Schumann
The look of Despair…

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This is how well my medium adheres to the surface…
(English follows French in this post)

J’ai passé les deux dernières semaines à peindre la première couche de bleu sur les robes de Clara et les vestons de Schumann. Mais voilà que j’ai remarqué que ma peinture réagissait d’une drôle de manière. Au début, je niais un peu la chose, peut-être ne voulais-je pas vraiment le voir, mais aussi je me disais que c’était probablement normal. Mais plus mon travail avançait, plus je dus admettre qu’il y avait un problème. Jusqu’à ce que je peigne mon dernier manteau hier et que je réalise que ça ne fonctionne pas du tout. Que mon médium n’est pas supposé perler quand je le mets. Comment vais-je réussir à faire mes glacis (qui sont une mince couche de médium teinté de couleur) sur les visages si le médium ne colle pas à ma peinture ? Je me suis demandé si je n’avais pas trop mis d’eau dans ma peinture (la technique que j’utilise est la seule qui mélange huile et eau en même temps). Mais alors l’huile devrait quand même coller ? Pas perler ! J’avoue avoir été prise un peu de panique. Et si j’avais oublié quelque chose ? Puis j’ai regardé mes 10 panneaux. Et si j’avais fait une erreur et que je devais tout recommencer du début ?

Euh… Non. 

Je. Ne. Recommencerai. Pas.

J’ai appelé mon grand Maître, Jacques Lajeunesse, celui qui m’a enseigné la technique et qui sait tout, tout, tout. Il a commencé en me disant de ne pas paniquer. Je ne sais pas pourquoi. Ensuite il m’a dit que ce n’était probablement pas très grave, que je devais seulement ajouter de l’huile dans mon médium, que mes ratios ne devaient pas être bons. Et qu’alors ça devrait coller.

Ou alors peut-être avais-je un peu abusé de siccatif de cobalt ? Qui, dans un tel cas, transformerait la peinture en sorte d’émail… et alors…

Euh… Non.

 Je. Ne. Recommencerai. Pas.

Ai-je utilisé tant de siccatif ? Mon médium doit sûrement manquer d’huile.


I spent the past two weeks painting the first blue paint coat on Clara’s dresses and Schumann’s jackets. And then I noticed that the paint was reacting in some weird way. At first I denied it, maybe I didn’t really want to see it, and I thought it was probably normal. But the more I was working the more I had to admit that there was a problem. It is when I painted my last jacket that I realized things weren’t going well. My medium was not biding to the surface. How is it that I can make glazes (which is a fine layer of tinted medium) on the faces if the medium does not adhere to the painting? I thought maybe I had put too much water in my oil paint (the technique I use is the only one that mixes water and oil). But then again oil should stick to water? I was alarmed. Not to say panicking. I wondered if I had forgotten something. Then I looked at my 10 panels. What if I had made a mistake and that I had to start over?

Ah… No.

I. Will. Not. Start. Over.

I called my Master, Jacques Lajeunesse, who taught me the technique and knows about everything. He started by telling me not to panic. I wonder why. Then he told me that it was probably alright, I just needed to add some oil in my medium, my ratios must be off. And then it should stick.

Or then maybe I used too much cobalt siccative which could have turned my paint into enamel … and then…

Ah… No.

I. Will. Not. Start. Over.

Did I use that much siccative? My medium must need more oil.

Meine Rose

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(English follows French in this post)

J’ai terminé la semaine dernière tous mes fonds noirs sur tous mes tableaux. Pour des raisons d’espace, comme je ne pouvais peindre qu’un panneau par jour, j’avais un peu de temps pour me distraire et faire autre chose. Je consulte beaucoup de textes de lieder de Schumann, j’ai un livre absolument magnifique qui regroupe tous ses chants publiés et même ceux qui ne l’ont pas été avec les traductions anglaises (parce qu’évidemment les poèmes sont en allemand). Je me suis amusée à faire de simples dessins à l’encre à partir d’illustrations de roses de Pierre-Joseph Redouté. Et en lisant LiederKreis, op. 24, j’ai eu l’idée de coudre mes croquis de roses aux textes de Schumann. Les photos ci hautes sont quelques exemples des résultats de cette exploration.
Schumann a composé Liderkreis alors qu’il était séparé de Clara et qu’il ne croyait plus que leur union serait un jour possible. Le texte est très touchant. J’ai aussi fait quelques dessins de roses que j’ai joints à Myrten, op. 25. et à Dichterliebe, op. 48. J’ai trouvé avant-hier une série de chants que Clara et Robert ont composé conjointement peu de temps après leur mariage, Liebesfrühling, op. 37. Les poèmes sont absolument sublimes et émouvants et je compte bien coudre des illustrations de roses sur ces textes-là aussi.

Sinon, hier j’ai commencé à appliquer de la couleur sur mes portraits ! Enfin, après plusieurs mois à peindre en noir et blanc, c’est agréable de voir les personnages prendre vie. Bon, j’en suis à colorer les vêtements, la robe de Clara et le veston de Schumann, j’attends pour amorcer les visages. Voilà un petit moment que je n’ai pas peint avec précision et je veux me refaire une main avant de m’attaquer aux menus détails. Quand je ne peins pas pendant un certain temps, j’ai toujours le sentiment que je ne sais plus comment faire et que je vais complètement rater. Et donc de commencer par les vêtements est une façon de me remettre le métier dans les doigts sans prendre trop de risques.


I finished painting all my black backgrounds last week. For space reasons, I could only paint one panel per day, so I found myself with a bit of time to kill. I enjoy reading Schumann’s lieder, I have this absolutely beautiful book containing all his songs with translations (because the poems are in German). I drew for fun some roses in ink based on Pierre-Joseph Redouté’s illustrations. And while deciphering Liederkreis op. 24, I had the idea of sewing my flower drawings to Schumann’s texts. The pictures up here are an example of the results of this exploration.

Schumann composed Liderkreis while he was separated from Clara and thought that their marriage and union was an impossibility. The poems are very moving. I also stitched some drawings to lines from Myrten op. 25 and Dichterliebe op. 48.

I found two days ago a series of lieder that Clara and Robert wrote together in the year following their wedding, Lebesfrühling op. 37. The texts are sublime and poignant and I wish to sew some illustration to these too.

Yesterday I started applying color on my portraits! Finally, after many months of black and white painting, it is nice to see these two come to life. Well, I am only coloring the clothes now, Clara’s dress and Robert’s jacket. I am waiting to work on the faces. It has been awhile since I have really painted with precision and I want to practice a little before I attack the details. When I don’t paint for some time, I always have the feeling that I don’t know how to do it anymore and that I will mess everything up. And so starting with the clothes is a way of developing the skills without taking much risk.

A blissful September

The second white paint coating is now finished

(English follows French in this post)

Après avoir passé la majeure partie de l’été à écrire les textes pour mon prochain vernissage, je retrouve la familiarité de mon atelier avec bonheur. Mon horaire a changé cet automne (comparativement aux années antérieures) et j’ai maintenant deux heures de plus par jour de disponibles pour travailler dans mon studio. Ces heures supplémentaires me permettent d’entrer encore plus profondément dans ma bulle, de m’abandonner à mon univers et je crois que ma créativité en est augmentée. Je dirais que je me sens plus calme, imaginative, satisfaite. J’ai du temps pour lire, pour dessiner, pour peindre, pour réfléchir, tranquille. Quel bonheur ! Je pressens déjà une année… jubilatoire!

Ainsi, cette semaine, j’ai terminé la deuxième couche de blanc pour ce portrait de Schumann. Il ne me reste qu’un tableau à exécuter et toutes mes couches de peinture blanche seront terminées. Après, je repeindrai les fonds noirs sur les dix toiles et je serai prête à commencer à appliquer la couleur sur les portraits! Avec tout ce précieux temps qui est maintenant libre, je crois bien pouvoir arriver à cette étape bientôt! Les choses vont donc plutôt bon train ici.


After spending most of my summer writing the texts for my next vernissage, I meet my studio’s familiarity with happiness. My schedule changed this fall (compared with previous years) and I find myself with two hours more a day to work in my atelier. These added minutes allow me to deeply enter my zone, to get lost in my space and I find my creativity enhanced. I feel calmer, inspired, happy. I have time to read, draw, paint, think, and to be peaceful. Such bliss!

Hence this week I finished the second coating of white paint on this Schumann portrait. I have only one portrait left to paint in white! After I will be ready to start repainting the backgrounds black on my ten panels and I will start using colors on my portraits! With all the extra time I now have, I feel I will soon reach this step! Consequentially, I can affirm things are going well down here.

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Writing the texts to my next vernissage-concert

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(English follows French in this text)
Je suis toujours à peindre cette deuxième couche de peinture blanche sur mes portraits. Mais je dois avouer que je n’ai pas touché à un pinceau depuis environ un mois. Pas parce que je ne travaille pas. En fait, je suis en train de faire de la recherche, de collecter de l’information et d’écrire mes textes pour mon prochain vernissage. Le spectacle sera en vérité un concert de piano. Mes toiles serviront de décor de scène. Je veux expliquer les tableaux, préciser quelle étape de la vie de Schumann et de Clara est représentée, mettre les œuvres musicales en contexte et montrer les associations entre tout cela. Je n’avais pas imaginé que ça pourrait être si long et laborieux d’écrire ces textes.

Finalement, le spectacle durera deux heures. Une heure de piano et une heure d’explications. Je ne suis pas seule sur scène, je serai accompagnée d’un pianiste concertiste, Tristan Longval-Gagné. Les pièces choisies demandent une véritable et authentique virtuosité et c’est carrément impossible que je ne sois jamais capable de les interpréter. Je vais jouer aussi, mais les mouvements les plus faciles. Enfin.

Je comprends maintenant que d’écrire un texte d’une heure n’est pas tâche simple, mais je sens que la réalisation de ce projet arrive à terme et je trouve ceci bien excitant. Honnêtement, j’espère seulement trouver une belle salle pour faire ce concert. Je suis -aussi- en train de chercher des endroits pour produire ce récital/vernissage et je ne sais pas trop comment présenter mon projet… difficile à expliquer, difficile à vendre… Je souhaite véridiquement trouver un lieu charmant.


I am still working on that second white paint coating, yet I have to say I have not been painting for about a month now. Not that I am not working. I am actually spending this time researching, gathering information and writing the texts for my next show. The exhibition will be in truth a piano concert. My paintings will stand as the stage background, the scenery. I want to put the paintings in context, define what period of Schumann and Clara’s life I am portraying, explain the piano pieces that we will be playing and lay out the associations between it all. I did not imagine it would be so long and challenging to write the texts.

Finally, this will be a two hour show, counting about one hour of piano playing, and one hour of talking. I am not alone on this show, I will be accompanied by a real concert pianist, Tristan Longval-Gagné, as there is no way I could ever be able to play the selected piano pieces. They require true, authentic virtuosity. I will play too, but the easier movements.

Anyhow, I now realize that writing for an hour of talking is somewhat of an arduous task… but I feel that the realization of this movement is nearer, which is quite exciting. Honestly, I am just hoping I will be able to find a nice place to do this concert. I am -also- in the instances of finding a location to produce this recital/vernissage and I am not sure how to present my project… it feels hard to explain and hard to sell… I just really wish I can find a great spot.

Starting the second coats of white paint

IMG_1498(La version française suit le vidéo)

I finished all my blue backgrounds a couple of weeks ago and I started last week applying the second white paint coat to the portraits. I finished that step for my Schumann #3 and started today on my Clara #2. Here is a time-lapse movie of this process for my Schumann #3. When I will be finished with this step for all the portraits, I will give a third coat of white paint, very thin though, and after that will I start using the colors. You can see in this time lapse that I do use a little bit of color already, it is that I put a tiny bit in my medium to tint the white paint. The effect wanted is to “announce” faintly the color that will be used in the end.

J’ai terminé tous mes fonds bleus il y a environ deux semaines. J’ai commencé la semaine dernière la deuxième couche de peinture blanche pour mes portraits. J’ai terminé mon Schumann #3 pour cette étape et j’ai commencé aujourd’hui à travailler sur ma Clara #4. Voici un film Time-Lapse où l’on peut voir la réalisation de cette étape sur le Schumann #3. Quand j’aurai terminé cette deuxième couche pour tous les portraits, je donnerai une troisième couche de blanc, plus légère par contre, sur tous et ensuite je commencerai à utiliser la couleur. Vous pouvez voir dans ce vidéo que j’utilise un peu de couleur, couleur que je mets en fait dans mon médium avant l’application du blanc, ce qui a pour effet de teinter le blanc pour “annoncer” la couleur qui sera appliquée au final.

Painting the backgrounds

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(English version follows French in this post)
J’ai terminé ma première couche de blanc la semaine dernière sur tous mes tableaux. J’ai hésité entre commencer ma deuxième couche de blanc (je dois donner trois couches en tout avant de mettre la couleur sur mes personnages) et commencer à peindre mes fonds maintenant. La coloration du fond a une incidence sur l’aspect des personnages, j’ai donc finalement décidé de les peindre maintenant. Dans mes essais de peinture, je les avais peint en noir à l’acrylique avant de commencer l’huile, mais je trouvais le résultat final trop foncé et donc j’ai décidé, à la dernière minute, de faire sur mes “vrais” tableaux un encollage (pour fixer mon dessin) couleur terre de sienne sur toute la surface. C’est une option que je n’avais pas testée lors de mes essais de peinture, j’étais donc une peu inquiète du résultat. Cette semaine, j’ai appliqué un bleu semi-transparent pour voir si je ne pouvais pas jouer avec les variations de tonalités de l’encollage terre-de-sienne. Je suis satisfaite des résultats. Je devrai éventuellement donner une seconde couche de bleu, afin de donner plus de profondeur à la couleur. Je suis contente de ce bleu, couleur que je trouve plus vaporeuse et donc plus intéressante que les noirs de mes essais. Ainsi, c’est ce que j’appliquerai sur tous mes tableaux. J’en ai terminé trois la semaine dernière, je vais tenter de tous les finir cette semaine. C’est un procédé quand même assez long, qui me prend environ 3 heures pour chaque portrait.


I finished applying my first white coating on every portraits. I hesitated between starting the second coating (I will need to apply three white coatings before I can start coloring the portraits) and starting to paint the backgrounds. Since the background color influences the aspect of the personnages, I decided to paint them now. During my tests, I had painted the backgrounds with black acrylic before using the oils. But looking back, I found the color to be too dark and so I decided at the last minute to do my encollage (fix my drawings) on the whole surface of the panel with a sienna dirt colored mixture. It is an option I had not tested and so I was a bit apprehensive of the results. This week, I applied a semi-transparent blue to see if I could somehow play with the tonal variations of my encollage. I am happy with the effect. I will eventually give a second coat, to add more depth to the color. But I like this blue, I find it more luminous and interesting than the black I used for the test paintings. Hence, I will apply it to all my portraits. I finished three panels last week and will try to finish them all this week. It is a rather long process, it takes me around three hours each panel.

The Tortured Artist or How music made it’s way into my work.

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(The English version follows French in this post)

Mon sujet d’étude traite d’un compositeur de musique classique et de son épouse, pianiste-virtuose. Mon schème de départ était seulement d’illustrer en toiles les différentes étapes de leur relation, mais la musique, au début accessoire, s’est petit à petit imposée comme l’élément central de mon travail ; si à l’ébauche mon idée était d’exposer des tableaux avec les compositions de Schumann qui jouent en musique de fond, mon concept maintenant est plutôt d’organiser des concerts avec mes peintures en décor de scène. Je vais expliquer ici comment la musique s’est introduite dans mon premier mouvement et j’aborderai comment elle s’est emparée de son premier rôle dans un autre texte.

J’ai entamé ce projet un dimanche matin, après avoir lu un long article dans le Devoir sur le bicentenaire de Robert Schumann. Je ne connaissais même pas le compositeur, encore moins son épouse pianiste. Je ne sais pas pourquoi j’ai accroché à cette histoire (c’est vrai que le texte décrivait le couple de façon poétique), mais j’ai tout de suite su que j’allais travailler sur eux. Instantanément en fait. J’ai même vu les toiles du premier mouvement dans ma tête. Bon peut-être pas de façon ultra élaborée, mais je savais que ça serait des roses et que ça serait gros. J’ai commencé à lire à propos de leur vie, leur histoire. Puis, pour lier la peinture à la musique, comme c’était leur domaine, j’ai eu l’idée de créer quatre séries de toiles, comme les quatre mouvements d’une symphonie, et que chacune représenterait une période spécifique de la relation ou de leur vie. J’ai acheté un CD de Schumann comptant cent œuvres choisies que j’écoutais quotidiennement dans mon atelier. Je voulais sélectionner les plus belles pièces pour les utiliser en musique de fond lors de mes expositions. Lentement, mon oreille s’est faite à cette musique, que j’avoue avoir trouvée un peu étrange au début. Puis, comme la majorité de ses œuvres sont écrites pour piano, cette écoute quotidienne m’a donné le goût de recommencer à jouer.

J’avais déjà joué enfant, mais j’avais cessé vers l’âge de 15 ans. J’ai donc acheté la partition de Scènes des bois, un recueil de neuf courtes pièces, dans l’idée d’apprendre la troisième. C’était celle qui semblait la plus facile de ce cycle que j’aimais bien. La tâche se trouva plus complexe que je ne l’avais imaginé au départ ; voilà 20 ans que je n’avais pas lu une partition et j’ai vite constaté que je n’avais probablement jamais appris à en lire une pour vrai. Vous comprendrez que l’exercice fut ardu. Pour me motiver à continuer à pratiquer, j’ai eu l’idée soudaine de jouer cette pièce à mon vernissage, en vrai, plutôt que de  mettre un CD. La composition douce, romantique et un peu nostalgique se mariait bien avec mes roses et c’était une façon agréable d’introduire la musique de Schumann à mon public.

Puis, l’idée fit son chemin, à force d’écouter et d’étudier le cycle de Scènes des bois, j’en ai conclu que le feuillet au complet était intéressant. Il parlait d’une promenade en forêt et présentait différentes scènes aux émotions contrastantes. J’y ai fait le lien avec la vie, qui n’est quoi finalement sinon qu’une somme de scènes aux émotions contrastantes ? En peinture, j’avais l’idée de peindre l’évolution d’une rose, du bouton à sa mort, pour faire le lien entre le cycle de la vie ou d’une relation amoureuse, pour en exposer la délicatesse, la valeur et l’aspect éphémère. Et alors, la filiation entre Scènes des bois et ma rose ne pouvait être plus parfaite ; elle constituait une excellente illustration du romantisme, dont Schumann était le compositeur chéri, ne serait-ce que par l’utilisation de deux thèmes incontournables à cette période, soit la forêt et la rose.  C’est de là que m’est venue l’idée de joindre chacun de mes mouvements de peinture à une composition spécifique et d’introduire d’une certaine façon des éléments de ces compositions à mes toiles ( soit par l’usage de métaphore, par association émotive, ou par la traduction visuelle d’éléments rythmiques, harmoniques). Mais pour le moment, le problème considérable avec mon premier mouvement de peinture et Scènes des bois était que les autres pièces musicales du feuillet semblaient beaucoup trop complexes pour mes capacités. Comment allais-je réussir à jouer ça ?

J’ai vite compris que je ne parviendrais jamais à apprendre Scènes des bois seule ; je ne déchiffrais pratiquement rien de la partition. J’ai décidé de m’inscrire à des cours de piano, un an avant mon vernissage. On m’a jumelée à un professeur qui n’aurait pu être plus parfait pour moi. Une rencontre déterminante dans ma vie, qui aura une incidence primordiale sur ma réflexion créative. Tristan, pianiste virtuose et concertiste, a tout de suite compris ce que j’avais en tête et ce à quoi j’aspirais, pas seulement au niveau de ma pratique de l’instrument, mais aussi par rapport à mon étude générale du sujet. S’il a pensé que c’était une tâche impossible pour moi d’apprendre cette partition, il ne l’a jamais laissé voir. Certaines pièces étaient carrément complexes et difficiles pour mon niveau et j’avoue avoir souvent cru que je n’y arriverais jamais. Sincèrement, j’avais beaucoup oublié et mon éducation musicale était maintenant plutôt nulle. On a dû recommencer presque à zéro.

Comme mon idée était justement d’associer les éléments musicaux au visuel, je voulais aussi posséder une compréhension plus profonde du sujet. J’ai refait les cours de théorie musicale, j’ai étudié le rythme, l’harmonie, la formation des accords, comment analyser des pièces musicales,etc. J’ai trouvé sur internet deux cours universitaires sur l’histoire et l’analyse musicale. Plus j’en apprenais, plus je découvrais un univers parallèle fascinant (je me sentais un peu comme Alice qui entre au pays des merveilles), mais plus je démasquais également l’immensité de mon ignorance. Les courants musicaux, les compositeurs, leurs oeuvres majeures, leurs aspirations artistiques, il y avait tant à découvrir et apprendre ! Je ne savais plus où mettre la tête ni par quoi commencer. J’ai demandé à Tristan, presque devenu mon gourou, de me suggérer des écoutes musicales chaque semaine afin d’élargir mon répertoire de connaissances et faire mon oreille à ce nouvel univers de sonorités. J’écoutais ses propositions pendant la semaine en atelier, puis on en discutait le cours suivant. Entre ma peinture et la musique, j’avais un programme chargé. Je devais pratiquer le piano quotidiennement de façon assidue si je voulais réussir à jouer Scènes des bois à mon vernissage. Le temps était compté.

Je ne sais trop par quel miracle (ben en fait il n’y a pas trop de miracle, j’ai juste pratiqué beaucoup), mais j’ai appris à jouer les neuf pièces. J’ai décidé d’en garder seulement six pour mon vernissage. Les trois que j’ai enlevées nécessitaient précision et vitesse, ce que je me savais incapable de réussir sous l’impact du stress. Parce que même sans stress, ce n’était pas tellement réussi. Il y a une différence entre jouer et interpréter. Plus on écoute ce type de musique et plus on en vient à connaître les pianistes et musiciens, plus on comprend qu’il y a des variations majeures dans les façons d’exécuter une pièce. Ces différences peuvent complètement changer l’émotion, l’ambiance ou la couleur d’un morceau. De toute façon, pour moi, peu importe la pièce, à cette étape-là, c’était un miracle juste de réussir à les jouer.

Et vraiment, je ne me rappelle même plus de le faire à mon vernissage tellement j’étais nerveuse. Je pensais mourir. Je ne cessais de me répéter que c’était sans doute l’idée la plus stupide que je n’avais jamais eue de ma vie. Pourquoi m’imposer ce stress-là ? Pas juste celui d’apprendre les pièces, mais surtout celui de les jouer devant un public. Quoi, peindre ce n’était pas assez? Les concepts sont toujours beaux, simples et faciles dans ma tête, mais quand arrive la réalité, c’est autre chose. Voyez-vous, je souffre du stress de performance. Je suis complètement paralysée et terrorisée à l’idée de jouer du piano devant quelqu’un. N’importe qui. Ça fait quatre ans maintenant que je prends des cours et j’ai encore beaucoup de gêne à jouer devant Tristan. Je tremble, je respire difficilement, mon cerveau se vide au point où on entend les mouches voler dans ma tête. On pourrait me demander mon nom dans ces instants-là que je ne saurais même pas quoi répondre. Ainsi, l’idée de me produire devant un public était absolument idiote, imbécile et absurde.

Mais j’ai joué. Un miracle. Je ne me souviens de rien. Par contre, je me rappelle très bien vomir pendant trois jours après mon exposition et dormir pendant un mois tellement l’expérience m’avait épuisée physiquement et mentalement. Je me suis juré de ne plus jamais recommencer. JA-MAIS. Et c’est pour ça que mon prochain vernissage n’est pas un vernissage, mais littéralement un concert, sur scène. Une vraie scène et des sièges pour un public assis. Un vrai public. Et oui, c’est moi qui devrait être au piano, sur la scène, sous les projecteurs. Juste d’y penser, j’ai déjà envie de vomir et de pleurer.  Est-ce que c’est ça pourrait être ça un « artiste torturé » ?

*Cet article s’inscrit dans le cadre d’une série décrivant mon processus créatif.
Le premier article de la série: Intermezzo about my art process


I work on a classical music composer and his virtuoso pianist wife. My starting plan was to illustrate in painting the different stages of their relationship or life. Music was at first accessory, but soon it became the central element in my oeuvre. If my idea was originally to exhibit my paintings and have Schumann’s music playing in the background, my concept is now to organize piano concerts with my paintings as stage decor. I will explain in this text how music introduced itself into my first movement and I will discuss in another post how it became the central point of my work.

I started this project on a Sunday morning after reading in the newspaper a long article concerning Robert Schumann’s bicentenary. I did not know this Romantic composer, even less his wife. I can’t say what made me cling to their story (the article did describe the couple in a very poetic way) but I knew right away that I would work on them. Instantly. I actually saw the First Movement’s paintings in my head, well maybe not in a very elaborate manner, but I knew that I would paint roses and that it would be big. I started educating myself, reading about their life, their story. To link my art to music, their art, I decided to create four series of paintings as the four movements of a symphony. Each movement would represent a specific period of their relationship or existence. I bought a Schumann CD, a collection of his 100 best-known compositions, and listened to it every day in my studio. I wanted to select my favorite pieces and use them as background music during my vernissage. My ear began to get accustomed to these melodies. Since the majority of Schumann’s works are written for piano, this daily listening encouraged me to start playing the instrument again. I had played as a child but had stopped at around 15 years’ old. I bought the Forest Scenes score, a booklet of nine small pieces, wanting to learn the third song. It was the easiest one of this cycle, and I liked it a lot.

The task proved to be much harder than I previously imagined. It had been twenty years since I had looked at a music score and I realized I probably never truly learned how to read one at all. The exercise was brutal. To motivate myself and keep on practicing, I had the sudden idea of playing this little piece at my vernissage, instead of putting a CD on. The song was delicate, romantic and fairly nostalgic. I thought if affiliated well with my roses and that it would be a nice way to introduce my public to Schumann’s music. Consequently it made me realized the whole Forest Scenes booklet was captivating. It talked about a walk in the woods and presented different contrasting scenes in color and emotion. What is life if not a set of contrasting emotional scenes? I was painting the maturing of a rose, from the bud to its death, to illustrate Schumann and Clara’s life cycle, its fragility, it’s worth and ephemeral aspect. Linking Forest Scenes with my rose couldn’t have been more perfect. It was Romanticism’s perfect expression with two of its most famous themes, the forest and the rose. I decided then that each one of my visual movements would be associated with a specific Schumann score and that I would somehow introduce aspects of the compositions to my paintings (with the usage of metaphors, emotions, or by visually translating rhythmical or harmonic elements). For the moment though, my major problem with Forest Scenes was that playing the whole booklet was acutely too complex for my capacities. Could I really concretize this?

I quickly understood that if I wanted to succeed I needed to get help. I couldn’t decipher half of the score. I decided to take piano lessons one year before my show. I was paired with a teacher that couldn’t be more ideal for me. It was a capital meeting in my life with a predominant influence on my creative thinking. Tristan, a virtuoso concert pianist, immediately understood my aspirations and my ideas, on every level. If he ever thought it was impossible for me to learn the whole Forest Scene‘s booklet, he not once let me see it. Some of the pieces were complex and challenging for my level and I admit I often thought I’d never make it. Honestly, I had forgotten a lot from my childhood and my musical knowledge was close to null. We practically had to start from zero. Since my plan was to link musical and visual elements, I also needed an appreciable understanding of the subject. We did musical theory, I studied rhythm, harmony, chords formation, how to analyze scores, etc. I found on the internet two university classes on musical history and analysis. The more I would learn, the more I discovered a beautiful parallel universe (I felt like Alice entering Wonderland), but the more I was exposing the magnitude of my ignorance. Musical eras, composers, their major works, their artistic aspirations, their influences, there was so much to discover and learn! I didn’t know where to look and where to start. I asked Tristan, who was by now nearly my guru, to recommend titles I should listen to so I could deepen my knowledge. I would listen to his suggestions during the week in my studio, and we would discuss it on the upcoming class. Between painting and music, my agenda was plentiful; I still had to practice my piano daily and seriously if I wanted to be able to play Forest Scenes at my opening. The clock was ticking.

I don’t know how I managed to do it (well I did practice like hell), but I did learn to play the whole cycle. I decided to keep only six pieces of the nine for my vernissage. The three songs I discarded required precision and speed, which I knew I would not be able to manage under pressure. Because even without the stress factor, it was not such a success. There is a difference between playing and interpreting. The more one listens to this kind of music and gets to know the pianists and musicians, the more one understands how there can be major divergences in the ways of performing a piece. These differences can completely change the mood, emotion or color of a song. Anyways, for me, whatever the piece, at this stage it was a miracle just to succeed in playing them.

And honestly, I don’t even remember doing it. I was so nervous, I thought I was going to die. I couldn’t stop repeating to myself this had to be the worst idea I had had in my entire life. Why would I impose myself such stress? Not just the pressure of learning the songs, but mostly the pressure of playing them in front of an audience. Wasn’t painting enough? Concepts always feel nice and easy in my head, but when they hit reality it’s something else. You see, I suffer from performance stress. Which means I am completely and utterly paralyzed, no, terrorized at the idea of playing in front of someone. Anyone. I have been taking classes with Tristan for four years now, and I still have difficulty playing in front of him. I shake, I can’t breathe properly, my head turns into emptiness, so empty you can hear the flies in there. One could ask me my name that I would not know what to answer. Hence the idea of performing in front of a crowd was idiotic, absurd and foolish.

But I did it. A true miracle. I don’t remember anything. I do remember vomiting for three days after and sleeping for a whole month because I was so drained, physically and mentally, from the experience. I swore I would never do this again. NE-VER. And that is why, my next show is not a painting exhibit but literally a concert, on a stage. A real stage with seats for an audience. A real audience. And I should be on stage, under the projectors, sitting at the piano. Just to think of it, I feel like puking and crying. Is that what they mean when they talk about “tortured artists”?

*This article is the second of a series about my art process.
The first article of the series: Intermezzo about my art process

Intermezzo – about my art process

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(English version follows French in this post)

Je ne publie pas vraiment grand-chose sur mon blogue depuis que j’ai commencé à peindre ma série. Je travaille tous les jours en atelier, mais les changements sont pour le moment peu apparents et intéressants. Ainsi, je n’ai pas grand-chose à dire, sinon que les choses évoluent au rythme qu’elles sont censées évoluer.

J’ai une amie dans le domaine des arts qui me faisait remarquer que je parlais peu sur mon site de ma démarche artistique, surtout de l’importance de ma pratique du piano et du lien majeur qu’elle occupe dans mon œuvre. Finalement, cette amie en est venue un peu à la conclusion que ce qui était intéressant dans mon travail n’était pas tant le produit final, mais plutôt mon approche, mon cheminement, mon perfectionnement, ma réflexion, ma manière d’arriver à ce résultat, et que je devrais, par l’entremise de mon site, partager ce procédé. Que ça expliquerait encore mieux mon œuvre et que ça lui donnerait sans conteste une certaine valeur, pas au sens financier, mais au niveau de l’appréciation.

Je comprends bien son point et je suis assez d’accord avec son propos. Personnellement, je suis obsédée par le processus créatif des artistes ou des scientifiques, peu importe le domaine d’expression (j’avoue avoir un faible pour les compositeurs). J’adore lire à propos des méthodes, des inspirations, des fonctionnements. Certainement que je ne suis pas la seule artiste à être inspirée et passionnée par les réflexions et le travail des autres. En ce sens, partager ma démarche trouve sa raison d’être. Mais j’avoue être malaisée à l’idée de m’exposer, de parler de moi. Pas parce que j’ai peur du jugement des autres;  si l’impression des autres avait réellement une influence, je ne traiterais pas de musique classique, d’une histoire d’amour vieille de 200 ans, je ne peindrais pas dans un style classique et je ne travaillerais surtout pas sur le même couple pendant seize ans. Je sais bien que mon sujet n’est pas populaire, qu’il n’intéresse personne d’autre que moi, bon mis à part une dizaine de personnes, et que je suis complètement contre tendance en termes et visions artistiques. Honnêtement, je m’en fous. Mon travail est plus lié à ma santé mentale qu’autre chose. Je traite des questions qui m’intéressent, qui me passionnent, et je sens une nécessité d’en parler, de les illustrer, de les jouer en musique, de les étudier. Je le fais pour moi de prime abord. C’est extrêmement égotique comme pratique.

Non, ce qui me gêne à relater ma démarche de façon ouverte et périodique est le fait que je n’ai pas envie de m’exposer, moi. Mon travail est à propos de Schumann, Clara et Brahms (il n’est pas encore rentré en scène, mais il viendra), à propos de leurs embûches, leurs inspirations, leurs travaux, leur vie à eux et en aucune façon je ne voudrais me placer à l’avant-plan. L’idée est plutôt de disparaître derrière eux. Un peu comme Brahms qui ne voulait pas être deviné, compris ou expliqué (à la fin de sa vie, il a brûlé un grand nombre de lettres qu’il avait écrit, en demandant même à ses amis de lui renvoyer sa correspondance afin qu’il puisse la détruire.) Il voulait qu’on se souvienne de lui pour son œuvre musicale et non pour le genre de vie qu’il avait vécu. Brahms a trouvé son identité en se cachant derrière ses œuvres. J’aspire un peu à la même chose, je crois.

Mais j’avoue qu’il y a une partie de moi qui comprend très bien l’avantage et l’intérêt de communiquer sur ma démarche. Ce qui me rend profondément ambivalente. Si je pouvais réussir à le faire de façon objective, détachée et impersonnelle, ça serait parfait. Mais c’est un exercice fort ardu, voire quasi impossible, tant je me définis à travers mon art — et le leur. « De toute façon, a conclu mon amie, seules les personnes vraiment intéressées te liront ! » En effet! Voilà qui me rassure, comme elles sont une dizaine tout au plus ! Expliquer ma démarche à un tout petit groupe ne me dérange pas du tout. Je dirais même que ça me fait plaisir ! C’était assez pour me convaincre, en quelque sorte.

Enfin, pourquoi écrire ce long prologue ? Peut-être pour me justifier et aussi pour annoncer que pour les prochaines semaines je vais tenter de publier une série de textes à propos des différents aspects de ma démarche. Je vais tenter, dis-je bien, on verra ce que ça donne. Et alors à vous, mes dix lecteurs, je dis : «Bonjour et à bientôt » !

*** Le premier article de la série:  The tortured artist or How music made it’s way into my work


I have not published a lot of posts on my site since I started painting my series. I work every day in my studio, but the changes are not, for the moment, very visible and interesting. Hence, I don’t have much to say except that things are evolving the way they should.

I have a friend artist who made me the remark that I was not discussing much on my website my artistic process, especially the importance of my piano playing and the valuable place it holds in my oeuvre. This friend came to the conclusion that what was interesting in my work was not necessarily the final product, but more my approach, my refinement, my thinking, my way of arriving to the end result, and that I should share that process on my website. That it would explain even better my work and that it would give it a certain value, not money-wise, but more on the appreciation level.

I understand her point well and I do somewhat agree. Personally, I am literally obsessed with the creative process of other artists and scientists, whatever means of expression (although I do have a penchant for composers). I love to read about methods, inspiration, influences, ways of working. But I’ll admit that I feel uneasy to the idea of being exposed, to talk about me. Not because I am afraid of judgment; if I were, I would not discuss in my art classical music, a 200-year-old love relationship, I would not paint in a classical style and I would definitely not work on the same subject for 16 years. I do know that my theme is nothing but popular, that it interests only me, apart maybe ten other folks, and that I am completely off in artistic terms and vision. Honestly, I don’t care. My art is more linked to my mental health than anything else. I study subjects I find interesting, passionate, and I feel the need to share my discoveries by means of painting, playing music and discussions. I do it for me first; it is a very egotistic approach.

No, the reason why I’m not comfortable sharing my process openly and periodically is because I don’t feel like being exposed. My work is about Schumann, Clara and Brahms (he is not in the picture yet, but he’ll soon come). It is about their struggles, their inspirations, their artwork, their life and I wouldn’t want in any way put myself in their spotlight. The idea is more to vanish behind them. A bit like Brahms who did not want to be explained, understood (at the end of his life, he burned all the letters he had written, even asking friends to send back his letters so he could burn them). Brahms wanted us to remember him for his compositions and not for the kind of life he lived. He found his identity hiding behind his art. I somehow aspire to the same thing, I think.

But I admit there is a part of me that understands very well the advantage and interest of communicating about my art process. Which makes me feel ambivalent. If I could do this in a very detached, objective and impersonal way, it would be perfect. But it is an arduous exercise, almost impossible, since I define myself through my art—and theirs. “Anyways, concluded my friend, only the ones really interested will read you!” It’s true. This reassures me, since they are something like ten. Explaining my process to ten people doesn’t scare me at all, in truth, it makes me happy. That was enough to convince me.

Why this long prologue? Maybe because I feel the need to justify myself and also to announce that for the upcoming weeks I will try to publish a series of articles on the different aspects of my artistic process. I will try – emphasis here – we’ll see how it unfolds. And then to you, my ten readers, I say : “Hello and see you soon! »

*** The first article of the series: The tortured artist or How music made its way into my work

About time

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The 5 claras
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Clara #1
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All the finished imprimaturs
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And then I started to paint

 

(English follows French in this post)

Voilà que j’ai maintenant commencé à peindre cette série de toile. J’ai finalement terminé la Clara #1 la semaine dernière. J’ai également donné une couche de terre de sienne sur tous les dessins pour faire l’imprimatura. Et alors que j’étais à peindre ma première Clara, je me suis reculée pour avoir une vue d’ensemble, et, du coup, j’ai réalisé que ça allait être drôlement long tout ça!


I started to paint this series of paintings. I finally finished that Clara #1 last week. I also covered all the drawings with terre de sienne to make the imprimatura. And as I was painting my first Clara, I stepped back to have a better view of the ensemble, and I realized then that it will be a long time before I finish!

One step back…

Starting over a new panel
The whole in the panel and the faulty little bench
The Schumann number 4 I finished last week
Putting the finishing touches before I paint these Schumanns
My five Schumanns

(Click on title for more pictures)

(English version follows French in this post)

J’ai terminé mon dernier Schumann la semaine dernière. J’étais pas mal contente. J’avais aussi décidé de finalement refaire cette Clara numéro 1, parce que le dessin m’énervait trop, parce que je trouvais qu’il n’était pas tout à fait à la hauteur des autres Clara. Pour être certaine de ne pas changer d’idée, j’ai recouvert ce dessin de peinture. Plus le choix ainsi de le refaire. Je retravaille donc mon fond, pour qu’il soit prêt à être dessiné cette semaine. Mardi matin je suis bien heureuse de pouvoir être très tôt dans mon atelier pour travailler. Je suis enfin prête à refaire ce dessin. Je calcule que la semaine prochaine je pourrai commencer à peindre.  Mais voilà que le panneau tombe sur un petit tabouret, ce qui fait un beau gros trou dans mon panneau de bois. Impossible d’utiliser cette surface. Je dois donc retravailler une nouvelle surface, refaire mon encollage, ré-appliquer mes couches de gesso. C’est ce que j’ai fait toute la semaine. La surface sera prête lundi prochain. Je recommencerai donc ma dernière Clara la semaine prochaine. Disons que ce n’était pas ma meilleure semaine…


I finished my last Schumann last week. I was quite happy. I also finally decided to redo that Clara drawing, it was annoying me, I didn’t think it was as nice as the other Claras. To make sure I would not change my mind, I applied paint over it. No more choice then to redo it. I reworked the wood panel, for it to be ready to be drawn on this week. Tuesday morning, I was really happy to be early in my studio to work on this drawing. I figured I could start painting next week. But the panel fell on a little bench and it made a huge hole. Which makes it impossible to use now. I had to rework another panel, put on the glue coatings and the gesso coatings. Finally it is what I ended up doing all week. The surface will be ready on Monday. I will hence start this Clara next week. Let’s just say this was not my best week…

An artist’s dilemma

The five Claras
Clara #4

(English version follows French)

J’ai terminé le dessin de ma dernière Clara hier, Clara #4. Il ne me reste que le dessin d’un autre Schumann à exécuter (dessin que je ferai la semaine prochaine) et ensuite je serai prête pour commencer à les peindre. Mais le premier dessin que j’ai fait, ma Clara #1, ne me satisfait pas. Il y a plein d’erreurs, je le trouve mal fait. Je sais que je peux corriger ces erreurs en peinture, mais je me dis que je commencerais à peindre déjà en corrigeant, et puis je me demande si ça ne peut pas faire une différence à la fin avec les autres Clara. Si le tableau ne sera pas moins beau que les autres justement. Je veux que les tableaux soient tous du même niveau d’adresse. Ainsi je considère fortement refaire ce dessin de Clara #1. Le problème est que je devrai le dessiner au verso de la porte, qui n’a pas été traité. Et donc je devrai appliquer toutes mes couches de colles et de gesso et sabler entre avant de pouvoir commencer. Ce qui, en gros, signifie beaucoup de travail, ce qui me tente définitivement moins, et ce qui signifie que je retarde mon échéancier de deux semaines. Alors je ne sais pas trop quoi faire. Je vais y réfléchir cette semaine en dessinant mon dernier Schumann. Mais déjà, je me lève ce  matin en me disant que si je ne refais pas cette Clara, elle va toujours m’énerver. Et puis, ça représente quoi deux semaines de travail quand on a un projet qui dure quatre ans? Rien. Je crois bien que je vais la refaire…


I finished yesterday ma last Clara drawing, Clara #4. I have one more Schumann drawing to execute (drawing that I will be doing next week) and then I will be ready to start painting them. But the first drawing I made, my Clara #1, does not meet my requirements. I see it is full of mistakes, I find it badly executed. I know I can correct theses mistakes with paint, but then I tell myself that I will start painting in a “correction mode”, and I wonder if that can make a difference in the end with the other paintings. Maybe it’ll be odd looking. I want all the paintings to look the same. Thus, I consider very strongly redoing this Clara #1. The problem is that I will need to do it on the back of the wood panel. The side that has not been treated. Which means I will have to put all the coats of glue, and of gesso, and to sand in between before I can start drawing. Which is long. And a lot of work. I don’t know if I feel like it. And I would be putting off my schedule for 2 weeks. I don’t know what to do. I will think about it this week while drawing my Schumann. But already this morning I wake up thinking that if I don’t redo it, it will bug me every time I look at it. And what is two weeks in a project that takes four years to execute? Nothing. I think I’ll redo it…

Slowly but Surely 


Voilà. Juste pour dire que les choses avancent bien. J’en suis toujours aux dessins. J’ai terminé quatre panneaux sur 10. Je commence le cinquième demain matin. Je publie plus régulièrement des photos de ma progression sur Instagram, plus souvent qu’ici en fait, comme je n’ai pas nécessairement grand chose à dire, sinon que tout va bien!

Just to say that things are progressing well. I am still drawing. I have finished 4 panels of 10. I will start the fifth panel tomorrow morning. I publish pictures of my progress more often on Instagram, more often then here that is, since I don’t have much to say except that everything is under control!

Le bonheur de la lenteur

C’est ici que je serai assise pour les prochain deux ans! This is where I’ll be sitting for the next two years!

(English version follows the video)

C’est difficile d’expliquer la joie que j’ai à commencer cette série pour vrai. Cette série que je pense, médite, analyse,  étudie, organise depuis plus de deux ans! Mes panneaux, lisses et doux au toucher, encore d’un blanc immaculé, attendent patiemment que je les salisse, que je les enduise de couches de peinture. Je peux en faire ce que j’en veux. Juste ça, en soit, c’est un bonheur. Ce début de quelque chose, toutes ces possibilités! J’ai commencé mon premier dessin sur mon premier panneau lundi. Je suis contente de prendre mon temps. Je dessine lentement. Pour être certaine que tout sera parfait. Je prends mes mesures. Je reprends mes mesures. Surtout, je ne hâte rien. Je. Prends. Mon. Temps. J’aime ça. De savoir que je m’applique à faire bien les choses. De savoir que je fais de mon mieux. Ça me donne le sentiment de travailler sur quelque chose de vraiment important. Même si ça ne l’est peut-être pas, pour moi, ce l’est. Mon atelier est inondé de musique quand je travaille. Cette musique, si belle qu’elle m’envahie.  Et tellement que je prends mon temps et que cette musique m’habite, je fini par entrer littéralement en transe. Je perds la notion du temps. Je perds la notion de moi, de mon corps. Je ne réfléchis qu’en terme d’ombre, de lumière, de muscles, d’os, de textures. En fait je ne sais même pas si je réfléchis. Je devrais écrire j’agis en terme d’ombre et de lumière. Comme si tout se faisait sans qu’on ait vraiment besoin de moi, sinon que pour tenir le crayon et l’efface. On dirait que j’atteins surtout cet état quand je dessine. Ça m’arrive aussi en peinture, mais moins intensément… je pense? Je ne sais plus. Peut-être. Enfin. Finalement quand je me réveille de cet état, j’ai souvent mal partout. Mal de ne pas avoir cligné des yeux pendant une heure et d’avoir les verres de contacts collés à la rétine (maintenant je porte mes lunettes les semaines où je dessine!), mal au dos d’être restée assise, souvent tordue,dans la même position trop longtemps. Et chaque fois je ne comprends pas comment je ne me suis pas rendue compte avant que j’avais mal.

À propos de la musique, il y a cette pièce de Schumann (je l’ajoute en dessous ici) qui a joué à quelques reprises cette semaine et chaque fois je m’arrêtais pour constater à quel point c’était beau et touchant. Non, je n’écoute pas que du Schumann. J’écoute de la musique classique, certes,  mais ma liste doit contenir plus de 4000 pièces et mon appareil les joue de façon aléatoire. Mais on dirait parfois que le “aléatoire” ne l’est plus vraiment et il se met à rejouer souvent les même pièces. Et donc ce Schumann, par hasard, a joué plusieurs fois cette semaine. Je ne sais pas si mon oreille est plus sensible quand j’entends du Schumann et que j’y porte attention… mais ça reste une pièce absolument magnifique. Émouvante. Sans parti pris!

En gros, ce fut donc une semaine de bonheur. Le bonheur de commencer. Le bonheur de la musique qui inonde les sens et qui émeut. Le bonheur de la solitude. Le bonheur de la lenteur.

It is hard to explain the joy I feel to start this series for real. This series that I have been thinking, meditating, analyzing, studying, organizing for over two years. My panels, smooth and soft to the touch, still immaculately white, are patiently waiting for me to dirty them up, to apply coats of paints. I can do whatever I want with them. Just that is joy in itself. This start of something. All the possibilities! I started my first drawing on my first panel this Monday. I am happy to take my time. I draw slowly. To make sure everything will be perfect. I take my measurements. I retake my measurements. Mostly, I do not rush anything. I. Take. My. Time. I like it. To know that I do things rightly. To know that I do the best that I can. It gives me the feeling of working on something important. Even if it is not important, to me, it is. My studio is flooded with music when I work. Music so pretty that it fills my soul. And so much that I take my time and that this music penetrates me, I literally fall into a sort of a transe. I loose track of time. I loose track of myself, of my body. I only think in terms of shadows, lights, muscles, bones, textures. Well, I don’t even know if I think. I should write I act. I act in terms of Shadows and light. As if things were working without needing me, except to hold on to the pen and eraser. It feels like I can reach that state especially when I draw. Well it happens also when I paint, but less intensely… I think? I don’t know. Maybe. Anyhow. Finally, when I wake up from this mental state, I often hurt everywhere. My eyes burn from not winking at all and then having my contacts cooked on my eyeballs (I do wear my glasses now when I draw!). My back aches from being twisted in the same position for so long. Every time I don’t understand how it is that I did not realize beforehand that I was hurting somewhere.

About music, there is this beautiful Schumann piece (up here) that has been playing this week. And every time I would stop and note how beautiful and touching it was. No, I don’t listen only to Schumann. I do listen to classical music, but my list must contain over 4000 songs and my iPod shuffles them. But it seems sometimes that the shuffle function is not really shuffling and it replays often the same pieces. Hence, this Schumann, by luck, played many times this week. I don’t know if my ear is now more sensible to Schumann and that it grabs my attention more easily… but it is an absolutely divine song. Moving. No sides taken!

In all, it was a week of bliss. Happiness to start. Happiness of music that floods the soul. Happiness of solitude. Happiness of slowness.

10 white panels

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This week, while I was adding some more glaze layers to my Clara, I cleaned thoroughly my studio. I made place for the ten panels that are going to take place on my walls for the next two years.I am very happy. Next Monday is the day I start working on this series. Did I say I was happy about it? No? Gosh, I’m so excited!

Cette semaine, alors que j’ajoutais d’autres couches de glacis à ma Clara, j’ai nettoyé en profondeur mon atelier afin de faire place aux dix panneaux de bois qui orneront les murs de mon atelier pour les prochains deux ans. Je suis très contente. Lundi prochain je commence enfin cette série! Est-ce que j’ai dit que j’étais contente? Non? Mon dieu, je suis si énervée!

The end is near

It is the end of all my tests, tryouts and studies. This is my Clara right now. I am not finished, I still need to apply some glazes, yet I am satisfied with the results, I know how to do what’s left to do and so I can now say that I feel confident to finally start my real series of paintings. Hence, I have been preparing my wood panels for the past couple of months (10 panels in all). Three coats of glue each, sanding between coats, and three coats gesso, obviously sanding between coats again. There is one coat of gesso left to apply on only three panels and I am good to go!

La fin de toutes mes études et tous mes tests de peinture  est finalement arrivée.  Voici où j’en suis rendue avec ma Clara. Elle n’est pas terminée, je dois encore appliquer des glacis, mais je suis satisfaite des résultats, je sais comment exécuter ce qui me reste à faire et je me sens donc maintenant assez confiante pour entamer ma vraie série de toiles. Ainsi, je prépare mes panneaux de bois depuis quelques mois déjà. Trois couches de colle, en sablant entre les couches, et trois couches de gesso sablées. Ne me reste que la dernière couche de gesso à appliquer sur trois panneaux et l’affaire est dans le sac!

A finished Schumann

Here are some pictures of my last Schumann test painting. Finally finished after many coats of glazes. The results are satisfying to me. It is going equally well with my Clara test painting. I should post some pictures of this one next week.

Voici quelques photos de mon dernier essai de Schumann. Finalement terminé, après plusieurs couches de glacis. Les résultats me sont satisfaisants. Les choses se déroulent bien aussi pour mon dernier essai de Clara. Je devrais en mettre des photos ici au courant de la semaine prochaine.

Hopefully the last test painting

img_7576img_7575(Le français suit l’anglais)
I started a couple of weeks ago a test painting with Clara. Things were going well with my Schumann. It made me see things differently and I want to test out some of these findings on Clara before I start the whole series, for real. This should be my last test painting. I feel like I keep saying that, but this time hopefully it is true… because I estimate that it will take me 20 months to paint the real series and so I kinda want to get started soon if I don’t want to spend my lifetime on this movement. Really. Up here is a picture of the drawing / underpainting. I am further than that, but I am not ready to share the progress of this painting and so I will wait until it is more finished to post pictures of it here.

J’ai commecé il y a quelques semaines un essai de peinture avec ma Clara. Les choses se passaient bien pour mon Schumann. J’ai découvert en le travaillant des aspects que je voulais explorer sur Clara avant d’entamer ma vraie série. Ceci devrait être mon dernier essai. J’ai le sentiment de toujours dire que ce sera mon dernier essai, mais cette fois-ci, j’espère sincèrement que ce sera vrai… j’estime que ça me prendra 20 mois pour peindre ma vraie série de toiles et donc il faudrait bien que je commence vite si je ne veux pas passer toute une vie sur ce mouvement. Sérieusement. Ci-haut, j’ai mis une photo du dessin sur ma toile. Je suis beaucoup plus avancée que ça, mais je ne suis pas prête à partager ici mes progrès, je préfère attendre que le tableau soit plus avancé. C’est donc à suivre.

Books that influenced my art making

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I had the idea of creating this Schumann and Wieck huge project after reading 2 things. First, there was an article published in the newspaper in 2010 about Schumann’s bicentenary celebrations that were to be held in the Quebec Province. I did not know much about Schumann. To be honest, I could have not told you the difference between Schumann and Schubert (funny how things changed and now I don’t understand how I could have mistaken the two!). I definitely knew nothing about Clara and I was quite surprised to learn that back then she was quite the star in the couple (I remember thinking History forgets fast about women’s achievements). The article was so well written, I remember getting “emotional” as I was reading it. (Here is the link to the article, if you are interested, but it’s in french)
At the same time, I was reading neuroscientist Semir Zeki’s amazing book: The Splendors and Miseries of the Brain: Love, Creativity and the Quest for Human Happiness. I am not sure how to explain this book, I would say it is about the role of art, love and creativity for the human brain. Anyhow, it had quite an influence on me, and I decided right then to paint about Schumann and Clara’s love and I decided that it would be big. I mean huge. It had to be. Six years later I am even more satisfied with my decision and more and more intrigued and interested about Neuroesthetics. Schumann is definitely a good study subject as he is from the romantic era, where emotions and imagination where primary purposes in art, and the Sublime was an ideal to attain. I am not sure what I am looking for yet, studying this field and reading so much about Schumann and classical music, Romanticism, the Sublime and Neuroesthetics, but it is slowly starting to make sense to me. In another great book, David Deutsch’s The Beginning of Infinity, I read that art, in it’s way of searching for Beauty might be in a way searching for Universal Truths.  Maybe that is what I am looking for.

Anyhow, all this to tell you that I am reading right now an amazing book (yes, another one!)  by Eric Kandel: The Age of Insight: The Quest to Understand the Unconscious in Art, Mind, and Brain, from Vienna 1900 to the Present. Eric Kandel is also a neuroscientist interested in understanding how art and creativity relate to the brain. I am not yet finished with this one, but I am so enthusiastic and interested in it, that I just had to share. Maybe some of you find these topics captivating too…? Surely if you are interested in art, the brain and the emotions, this is a book to read!


J’ai eu l’idée de créer ma série sur Schumann après avoir lu 2 choses. Tout d’abord, un article avait été publié dans Le Devoir en 2010 à propos des célébrations au Québec organisées pour le bicentenaire de Schumann. Je ne connaissais pas grand chose sur Schumann. À dire vrai, je ne faisais même pas la différence entre lui et Schubert (c’est drôle comme les choses changent vite, aujourd’hui je ne comprends même pas comment je pouvais les mélanger). Je ne savais définitivement rien à propos de Clara, j’avais été très surprise d’apprendre que c’était elle la vedette du couple (je me rappelle penser que l’Histoire oublie vite les exploits féminins). L’article était si bien écrit, j’avais définitivement été touchée en le lisant. Vous pouvez juger pour vous même et lire l’article ici.

Au même moment, je lisais le livre du neuro-scientifique Semir Zeki, The Splendors and Miseries of the Brain: Love, Creativity and the Quest for Human Happiness. Je ne sais pas vraiment comment expliquer ce livre, je dirais que c’est à propos du rôle de l’art et de la créativité pour le cerveau humain. Enfin, disons que le livre a eu une grande influence sur moi et que j’ai décidé sur le champ que j’allais peindre à propos de la relation amoureuse de Schumann et Clara et que ça serait gros. Énorme. Il le fallait. Six ans plus tard, je suis encore plus satisfaite de cette décision et toujours plus intéressée et intriguée à propos de la Neuroesthétique. Schumann est définitivement un bon sujet d’étude si ce n’est que parce qu’il est de l’époque romantique, où les émotions et l’imagination étaient des buts principaux en art et où le Sublime était un idéal à atteindre. Je ne sais pas encore ce que je recherche exactement, à étudier et lire tant d’ouvrages à propos de Schumann, la musique classique, la période romantique, le Sublime et la Neuroesthétique, mais les choses commencent petit à petit à se mettre en place. Justement, dans un autre excellent livre, celui de David Deutsch, The Beginning of Infinity, j’ai lu que l’art, dans sa quête de l’idéal de beauté recherche d’une certaine façon la Vérité universelle. Peut-être suis-je à la recherche de ça?

Enfin, tout ça pour vous dire que je suis en train de lire un autre livre ultra intéressant celui là de Éric Kandel, The Age of Insight: The Quest to Understand the Unconscious in Art, Mind, and Brain, from Vienna 1900 to the Present. Eric Kandel est aussi un neuro-scientifique  intéressé à comprendre comment l’art et la créativité interagissent au niveau du cerveau. Je n’ai pas encore terminé ce livre, mais j’en suis si enthousiaste que je devais le partager. Qui sais, je ne suis sûrement pas la seule à m’intéresser à ces sujets. Ainsi, si les arts, la créativité et les émotions vous interpellent, c’est définitivement un livre à lire!

In the studio

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A close up of the painting
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A close up with hand
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I still need to darken the jacket

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A work progression of the colouring

Click on title to see more pictures
Cliquer sur le titre pour voir plus de photos

(La version française suit l’anglais)

I have been working on my Schumann for the pas weeks. Layering up the glazes. You can see some of the work progression in the pictures up here. Note that he is not yet finished, I still need to darken his jacket, but I am leaving for a 2 weeks vacation, so I will get back to that on August 29. I am sad to leave my studio, but certain that the sun and fresh air will be good for my brain! See you soon!


J’ai travaillé sur mon Schumann, les dernières semaines, à appliquer de minces couches de glacis. Vous pouvez voir une progression du travail sur les photos ci-hautes. Notez bien qu’il n’est pas encore fini, je dois foncer son veston, mais comme je quitte pour deux semaines de vacances, je le terminerai tout cela dans la semaine du 29 août. Je suis un peu triste de laisser mon studio, mais certaine que le soleil et l’air frais seront bénéfiques à ma fonction cérébrale! À bientôt!

In the studio

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The first test painting (a closer view)
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The first test painting
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The Imprimatur of the second test painting
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The imprimatur with a black background
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The camaïeu
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Now I have started to apply some colours

Click on title to see a work progression in pictures. /// Cliquer sur le titre pour voir une progression du travail en photos.

(La version française suit l’anglais)

I realize I have not posted for some time. I have been working almost full time, even if it is a bit harder in the summer. Not because I would rather be outside, I am extremely happy to be in my studio all the time, but more because everyone’s schedule is different.

Anyhow, in the first pictures up here, you can see the first Schumann test painting. I kept on applying coats of blue glazes for the past weeks. I think it is pretty much where I want it to be now.

I did also work on my second Schumann test painting. All is going well. I have finished the underpainting and have just started to apply the colours and the glazes. You can see a works progression in the pictures up here.


Je vois que je n’ai pas écrit depuis un petit moment. J’ai travaillé presque à temps plein, même si c’est un peu plus difficile pendant l’été. Pas que je préférerais être dehors, je suis toujours très heureuse dans mon atelier, plutôt parce que l’horaire de tout le monde est modifié.

Ainsi, dans les photos ci-hautes, on peut voir mon premier essai de Schumann. J’ai continué à appliquer des couches de glacis bleu pendant les dernières semaines. Je crois que le résultat est bon maintenant.

Aussi, j’ai continué le travail sur mon deuxième essai. Tout va bien. J’ai terminé le camaïeu et je viens de commencer à appliquer de la couleur et des glacis. Vous pouvez voir la progression de mon travail dans les photos ci-hautes.

Starting the second test painting

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Preparing the wood panels and feeling somewhat observed

(Click on title for more pictures)
(La version française suit l’anglais)
You can see a work progression in the pictures here.
I am still working on the Schumann test painting number one, it will take many days before I finish it as I just need to apply one coat of blue glaze every day until I reach the darkness I want to achieve. And that may take some time. But all the rest is pretty much done. I am satisfied with the result. I am very eager to begin my second Schumann test painting to see if everything is in place. Well, I commenced the drawing today.

I feel confident enough now to do my real series of Clara and Schumann. I started preparing the canvases – It is a long process just to arrange the wood panels before I can paint. If my second test is conclusive, maybe I will begin the series then. Since the real paintings are part of a whole, meaning that they will all go together as if they were one big one, I will need to paint them all at the same time. This is a very long and straining process as one feels like it never ends. I start them all simultaneously and work up every step at the same time for each one. That way, I am certain that there is no difference in color, drawing or skills. They will all be on an equal level. This is how I worked for my previous series of 12 roses. It took me two years to paint them. I estimate that it will take me around 20 months to do the portraits.

I am starting to prepare myself mentally for the workload… However I remember how attached I had become to the familiarity of the roses. They were like a good friend that I would meet every day. I was, yes, sometimes tired and feeling as if I would never finish, yet when I was close to finishing, I experienced sadness and nostalgia and did not want to leave them. My test paintings of Schumann and Clara are aligned on my studio wall and I was looking at them this afternoon and felt as if I had companions with me, looking at me work. I can only begin to imagine how accustomed and weird it will feel when I will be surrounded by the 10 life-size Claras and Schumanns every day for 20 months! It makes me even more eager to start painting and getting to know them. It is bizarre how I can grow fond of my personages… I can’t really describe it…


Vous pouvez voir une progression du travail dans les photos ci-hautes.
Je travaille toujours sur mon premier test de Schumann, mais j’en aurai pour plusieurs jours avant de terminer puisque je dois appliquer une couche de glacis bleu tous les jours jusqu’à ce que j’aie atteint la coloration désirée. Ce qui peut prendre du temps. Mais elle est plutôt finie. Je suis satisfaite des résultats. J’ai très hâte de commencer mon test numéro deux afin de voir si tout tombe en place. J’ai déjà entamé le dessin aujourd’hui.

Je me sens maintenant presque prête à amorcer ma vraie série de portraits de Clara et de Schumann. J’ai commencé préparer les toiles – juste de faire les fonds avant de peindre est un long procédé. Si mon test de peinture numéro deux est concluant je vais probablement commencer les vraies. Comme ces toiles feront partie d’un tout, j’entends qu’elles iront toutes ensemble, comme si elles n’étaient qu’une, je devrai les peindre simultanément. Je fais tous les dessins, ensuite je monte toutes les étapes sur toutes les toiles en même temps. C’est un procédé très long et épuisant. Mais de cette façon je m’assure qu’il n’y a pas d’écarts ou de différences entre les toiles au niveau du dessin, de la coloration ou de la technique. Elles seront toutes pareilles. C’est ce que j’avais fait pour la série d’avant, mes douze roses. J’avais mis deux ans à les réaliser. J’estime que cette série de portraits me prendra 20 mois à faire.

Je commence donc à me préparer mentalement pour la charge de travail. Pourtant, je me rappelle combien je m’étais attachée à la familiarité des roses. Elles étaient comme de bonnes amies que je rencontrais tous les jours. Oui, parfois j’étais fatiguée et j’avais le sentiment pesant que je ne finirais jamais, mais à l’approche de la fin, je me rappelle m’être sentie triste et nostalgique. Je ne voulais pas les quitter.
Mes quelques essais de Clara et Schumann sont alignés sur le mur de mon studio. Je les regardais aujourd’hui et j’avais l’impression d’avoir des compagnons, qui m’observent travailler. Je ne peux que commencer à m’imaginer comment je me sentirai quand j’aurai les 10 portraits grandeur nature qui m’entoureront tous les jours pendant plus de 20 mois! J’ai encore plus envie de les entreprendre et d’apprendre à les connaître. C’est très bizarre cette façon que j’ai de m’attacher à mon travail… je ne peux vraiment le décrire…

Work progression of the past two weeks

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Applying the first coat of white paint mixed with tempera
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The first coat of white tempera is finished
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Two coats of white+tempera has been applied and I am starting to work on the colours 
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A close-up of the eyes

(Click on title for more pictures)
(La version française suit l’anglais)

You can see a work progression of the past two weeks in the pictures up here. I am not finished with my first Schumann test painting. Feels like I had forgotten how to paint (it always does that when I don’t paint for a while) and so some parts (his jacket) I did wrong, well not to my liking, so I erased it with a rag of turpentine and I shall start over. But the remainder is going well. Slow but steady! I am not certain yet how I will treat the jacket with the background; it is black and so is the coat, hence I have to figure out how much of it I want to disappear and blend in the setting. Or not. And how will I do that? I am pondering.


On peut voir avec les photos ci-haut la progression de mon travail durant les deux dernières semaines. Je n’ai toujours pas terminé mon premier essaie de peinture sur Schumann. J’ai le sentiment d’avoir oublié comment peindre (j’ai toujours ce sentiment quand je ne peins pas pendant plusieurs jours) et donc je n’avais pas peint correctement le manteau, enfin pas à mon goût. Je l’ai effacé à la térébenthine et je devrai recommencer. Mais pour tout le reste, ça va bien. J’avance lentement, mais sûrement! Je ne sais toujours pas comment j’aborderai le manteau et l’arrière plan. Comme ils sont tous les deux de la même couleur, j’hésite à savoir si je ferai disparaitre le manteau dans l’arrière plan ou pas, et de quelle façon je ferai ça? Enfin. J’y réfléchis!

Schumann test painting #1

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The drawing not yet finished
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The burnt sienna imprimatur
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The imprimatur and the first black background coating
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Another view with the black coating

(Click on title for more pictures)
(La version française suit l’anglais)

As I announced last week, I started my first Schumann test painting this week. It took me a good four days to do the drawing. Today I did the burnt sienna imprimatur and I applied the first coat of black background with acrylic. Tomorrow I will start with the oils and work my first layer of white emulsion.

Comme je l’ai annoncé la semaine dernière, j’ai commencé mon premier essai de peinture avec mon Schumann cette semaine. J’ai mis un bon quatre jours sur le dessin. Aujourd’hui, j’ai fait l’imprimatur couleur terre de Sienne et j’ai aussi étalé la première couche de fond noir à l’acrylique. Demain, je commence à travailler avec les huiles et j’appliquerai ma première couche d’émulsion blanche.

My Schumann

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The drawing in progress

(La version française suit l’anglais)

It’s been  a while since I posted. Two weeks ago I took my reference pictures with my model. The one who is my Schumann. The session went great and I am very pleased with the photo results. Yes, he is not the “real” Schumann – we are used to the image of the composer. But unfortunately Schumann, like Clara, is not here to pose for me. Hence, I am creating the “idea” of the musician. Just like Jesus has been painted millions of times, always with a different model. Yet, we easily recognize him in a drawing or a painting.  My paintings are going to be like a scene decor… it’s hard to describe, but anyways, all to say that it does not really matter if it is not the real Schumann or the real Clara. In the end, looking at the whole, people will understand that this is Schumann and that my Clara, is, well, Clara.

Now I can start working on some test paintings with these pictures and see how everything falls. I worked on this drawing for the past week, to get used to the model’s features before painting him. I finished the drawing today, now I think I am ready to start a test painting tomorrow.


Voilà un petit moment que je n’ai pas donné de nouvelles. J’ai pris mes photos de références avec le modèle qui sera mon Schumann il y a environ deux semaines. La session s’est bien déroulée et je suis très satisfaite des résultats.  Oui, je comprends qu’il n’est pas le «vrai» Schumann – nous sommes habitués à l’image du compositeur. Malheureusement, ni Schumann ni Clara ne sont ici pour poser pour moi, ainsi je recréer plutôt «l’idée» du musicien. Tout comme Jésus qui a été peint des millions de fois, toujours avec un modèle différent. Pourtant il est facile pour nous de le reconnaître dans un dessin ou une toile. Mes œuvres seront comme un décor de scène. C’est un peu difficile à expliquer comme ça, mais ce que je veux dire en fait est que ça ne dérange pas vraiment que ce ne soit pas le «vrai» Schumann ou la «vraie» Clara. Quand les gens verront mon tout, ils comprendront facilement qui est qui.

Maintenant, je peux amorcer les essais de peinture de mon Schumann pour étudier comment les choses se placent. J’ai fait ce croquis dans la dernière semaine afin de m’habituer aux traits du modèle avant de commencer à peindre. J’ai terminé le dessin aujourd’hui, je me sens prête pour débuter un essai en peinture demain.

Roses photography (again)

(Click on title for more pictures)

Some more flower pictures again today. If you want to see more flower photos, visit my PHOTOGRAPHY page in the menu (drop down if you are using a phone or a tablet) at the top of the page. There you can also find a link to my Etsy Shop.

D’autres photos de roses encore aujourd’hui. Si vous voulez voir d’autres photos, vous pouvez cliquer sur PHOTOGRAPHY dans le menu (déroulant si vous utilisez un téléphone intelligent ou une tablette) dans le haut de la page. Vous y trouverez également sur cette page un lien vers ma boutique Etsy.

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The abduction of Psyche

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Nouveau dessin d’après le détail d’une toile de William-Adolphe Bouguereau, The abduction of Psyche (1895). Graphite sur papier de 18 par 24 pouces.

New drawing after a detail of William-Adolphe Bouguereau’s painting, The abduction of Psyche (1895). Graphite on paper, 18 x 24 inches.

The awakening of Adonis

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(la version française suit la vidéo)

I finished this drawing last night, after a painting by John William Waterhouse, The awakening of Adonis. It is graphite pencil and charcoal on an 18 x 24 inches paper.

I did not post about my previous test painting because it was not satisfying. I thought it would be preferable to use layers of paint instead of glazes for the coloring. Turns out it is better with the glazes. My blues are too strong with the paint when really they need to be subtle. My Clara looked like the Schtroumpfette. Hence I did not finish this test painting, even if I battled with it for a couple of weeks. At least now I know which way I want to go.

I should be starting my test paintings with my Schumann soon. In the meantime, I have been drawing. It always feels good and relaxing to come back to illustration. I love it. So I just finished this one and I will begin another one today. Needless to say, that it will be a joyful week!

I have been sketching The Awakening of Adonis listening to a wonderful compilation of Jacqueline du Pré’s recordings. And since my work is also about music, I post here her fabulous recording of Schumann’s Fantasiestucke’s first movement, followed by Gabriel Fauré’s Elégie in C minor, Op. 24 which is just sublime.

J’ai terminé ce dessin hier soir d’après le détail d’une toile de John William Waterhouse, Le réveil d’Adonis. Il est fait de crayon graphite et fusain sur un papier de 18 par 24 pouces.

Je n’ai pas donné de nouvelles de mon dernier essai de peinture parce qu’il n’était pas satisfaisant.  Je croyais qu’il valait mieux utiliser des couches de peinture plutôt que de glacis pour procurer la coloration à ma Clara, mais tout compte fait, avec la peinture les bleus sont trop intenses alors qu’ils doivent être subtils. Ma Clara ressemblait à la Schtroumpfette. Ainsi, je n’ai pas terminé cette toile, bien que je me sois battue avec pendant 2 semaines. Enfin, maintenant au moins je sais vers quoi m’aligner.

Je devrais par conséquent amorcer mes essais de peinture avec mon Schumann bientôt. En attendant, je suis retournée au dessin, parce que ça fait toujours du bien. En fait, j’adore dessiner. Je viens donc de terminer ce croquis et j’en commencerai un autre aujourd’hui. On peut dire en somme que ce sera une semaine joyeuse!

J’ai dessiné le réveil d’Adonis en écoutant un album compilation des enregistrements de Jacqueline du Pré. Et comme ma démarche est aussi à propos de la musique, je partage ici son magnifique enregistrement du premier mouvement du Fantasiestücke de Schumann, suivi d’une pièce de Gabriel Fauré (Elégie en Do mineur, op. 24) juste exceptionnel, sublime.

Little girl blue

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(La version française suit la vidéo)

I am almost finished with the test painting #4. Well… I think. Just need to work on some more tiny details. This one took me longer. I pondered a lot over it. It made me see all the things I was doing wrong, and now I am eager to start a new one to try out new and different things. I have been working the colors mostly through glazes, which I realize is just wrong. Next painting, I will explore more with paint, colors and thickness, and see where that brings me. I have also been watching videos on Youtube of different techniques and people painting, which gave me some good tricks and insights.

And yes, I know, she looks kinda ghostly. I tried working only with blues (and a little red). But in the end, I think this is probably the ambiance I am looking for.

Should look at this and listen to Little girl blue by Nina Simone at the same time, no?

J’ai presque terminé mon essai numéro 4. Enfin… je crois. Il me reste à travailler quelques petits détails. Ce tableau m’a pris plus de temps que les autres. J’ai beaucoup réfléchi en travaillant. Et j’ai compris beaucoup de choses que je ne fais pas correctement et maintenant j’ai très hâte de commencer un autre essai pour tester différents trucs. J’ai surtout travaillé mes couleurs à l’aide des glacis, mais je me rends compte que c’est probablement une erreur. La prochaine toile, je vais expérimenter avec la peinture, les couleurs en épaisseur et voir où ça me mènera. J’ai aussi écouté plusieurs vidéos sur Youtube de gens qui peignent, ce qui m’a donné quelques trucs et astuces.

Oui, je sais on dirait un fantôme. J’ai essayé de travailler seulement dans les tons de bleu (et un peu de rouge). Au bout du compte, je crois bien que c’est ce type d’ambiance que je recherche. Une image irréelle.

Il faudrait regarder cette toile et écouter Little girl blue de Nina Simone en même temps, non?

Francesca di Rimini drawing

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I finished this drawing tonight. It is after a detail of a painting by Ary Scheffer: Les ombres de Francesca de Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile (1855).
Graphite and charcoal on watercolor paper.

Un nouveau dessin que je viens de terminer. D’après le détail d’une toile de Ary Scheffer: Les ombres de Francesca de Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile (1855).
Graphite et fusain sur papier aquarelle.

Aurora drawing

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(La version française suit l’anglais)

I painted the background of my test painting #4 last week and the black took a really long time to dry. As I always get dirty when I try to paint around it, I decided to wait for it to dry more. So I spent the past 2 weeks drawing. This is Drawing #1, a detail of William  Bouguereau’s painting called Aurora.


 

J’ai peint le fond de mon essai de peinture #4 en noir la semaine dernière et voilà qu’il met beaucoup de temps à sécher. Comme je me salis toujours beaucoup quand j’essaie de peindre à l’entour, j’ai décidé d’attendre qu’il sèche avant de retravailler la toile. Ainsi, j’ai passé les 2 dernières semaines à faire du dessin. Voici le premier, un détail d’une toile de William Bouguereau, l’Aurore.

Feels like I’m being watched

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The preliminary drawing for the fourth test painting
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A view of my studio
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The finished third test
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Preliminary drawing for the next test painting

(la version française suit l’anglais)

This is a view of my studio right now. Feels like my paintings are looking at me all the time!!

I finished the third test painting this week. I think I’m satisfied, yet I have to wait a while before I can say that… sometimes I am so close to my work, that I need to analyze something else for a while to detach myself from it and come back with a more objective eye.

I started a fourth test painting. You can see the preliminary drawing up here.  Probably my last one for the Clara. Then I would like to start my Schumann portraits tests. I need to find my model though and take the reference pictures, which is not an easy task. Finding a model is arduous. I have been pondering over this for at least a year. I have someone in mind, someone I think would be perfect for the job.  However I ignore if that person will agree to model for me and if he does, I wonder if he’ll be a “good” model, able to give me the “looks” I’m wishing for…

I have to say though that if it does not work out with this guy, I have no clue what to do… Well, let’s not think too much ahead. One day at a time, and hopefully, all will work out perfectly, right?


Voici un aperçu de mon studio en ce moment. J’ai l’impression que mes toiles me regardent tout le temps!

J’ai terminé le troisième essai cette semaine. Je crois être satisfaite, bien que je dois attendre un peu avant de faire cette affirmation. Parfois, j’ai besoin de recul, pour me distancer de mon travail et pouvoir y revenir de façon objective.

J’ai également commencé le quatrième essai. Vous pouvez voir le dessin préliminaire ci-haut. Ceci est probablement mon dernier essai pour les Clara. Ensuite, j’aimerais commencer les essais portraits de Schumann. Je dois trouver mon modèle par contre. Ce qui n’est pas tâche facile. Je dirais même plutôt ardue. Voilà maintenant plus d’un an que j’y pense. J’ai quelqu’un en tête, mais je ne sais pas si cette personne acceptera ma demande. Et si elle accepte, je ne sais pas si elle sera capable de m’offrir les “regards” que j’aimerais avoir…

J’ajouterai que si ça ne fonctionne pas avec cette personne, je ne sais vraiment pas ce que je ferai. Bon. Ne nous emportons pas et prenons un jour à la fois… avec l’espoir que tout fonctionnera à la perfection, pas vrai?

Back in the studio

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The essay, not yet finished (3 feet by 4 feet)
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The preliminary drawing

(La version française suit l’anglais)

Happy New Year! Hope you’ve had a great Christmas Holiday.

I am back home after a 2 week vacation. I was back in my studio with great excitement. I spent a lot of my vacation time looking at impressionist art on the internet and it gave me all these ideas! Hence, I am excited to start painting and try it all out. It’s always easier in my head though… so it is not turning out exactly how I want it too, but I’m working at it. I am finishing up the painting I had started before Christmas. It is not yet finished, but I’m almost there. I am not yet satisfied with her face, not sure what to work on really. I need time to think. And  I need to rework the background too as my black did not turn out good (you can’t see it on the picture).  Should be finished by the start of next week.


 

Bonne année! J’espère que vous avez passé de belles vacances de Noël.

Je suis de retour à la maison après des vacances de 2 semaines. J’étais très heureuse de retrouver mon atelier. J’ai passé une grande partie de mes vacances à regarder des oeuvres d’art de la période impressionniste, ce qui m’a donné tout plein d’idées et surtout le goût de peindre! J’étais donc très contente d’essayer le tout cette semaine. Ça semble toujours plus simple dans ma tête par contre… j’ai un peu de difficulté à peindre de la façon dont je voudrais, mais j’y travaille. Je suis en train de terminer la toile que j’avais commencée avant les fêtes. Elle n’est pas encore finie. Je dois retravailler le visage et aussi le fond. Mon noir est bariolé (ça ne se voit pas sur la photo). Je devrais avoir fini au début de la semaine prochaine.

In the studio

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The finished second test.
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The preliminary drawing for the next test.

(La version française suit l’anglais)

I finished the second test last week. It made me understand many things. Things I already knew, but that I needed to validate. I need to work from a reference photo that has not too many details. I want the rendering of my paintings to be more blurred than realistic;  I find emotions are “stronger” when the image is blurred compared to realistic (not sure how to put that into words). Anyhow, I realize the perfectionist in me will always want to go get the details, so if my reference picture is too perfect, I  really will have a lot of trouble to control myself and stay in the blurred zone. My reference picture for the first essay was more detailed than this one, and if I compare the 2 essays, I find this one better than the first.

Also, in my painting class, I was taught that we had to draw and paint the whole body, even if some parts were hidden in the dark, and that we would make the parts disappear in darkness by applying layers of dark glazes. In my first essay, I kept the whole head and tried to make it disappear in the background, yet I had trouble to determine were to stop putting glazes and how to make it disappear. For this essay, I just did not draw, nor paint the top of her head at all, I just went straight for the black background and I find it looks better. So For the next essays, I will not be listening to my teachers (oops!) and I will go for the cut off head straight away (as you can see on the picture of my preliminary drawing up here).

I also worked with a different blue this time. I worked with prussian blue, yellow ocre, laque de garance (not sure what it is in English), and burnt sienna. For the first test, I used this old tube of magnesium blue. I like better the prussian blue. I also wondered if I should stay in the blue hues, and not go in the pinkish ones. My image is supposed to be something imagined. Like when you think of someone you love, in your head, the image that is created. That’s why I want it blurred, because imagined things are never in details. I also want the color to be faded, dreamlike, because the colours of imagined things are never saturated. This woman is supposed to represent Clara as a mental image Schumann would have. And since he was madly in love with her, I was wondering if I should not work in more reddish or pinkish hues, warmer colours, instead of this cold blue. But I find the blue gives more of a dreamlike setting… And I am thinking the red hues could probably give Clara a devilish look. Clara was very young at that time and I want to keep that purity feeling (more that the sexual one). And isn’t blue better for that? I don’t know. I am not certain.  What do you think?


J’ai terminé cette semaine mon deuxième essai qui m’a aidé à comprendre plusieurs choses. Des choses que je savais déjà, mais que j’avais besoin de valider. Je dois travailler à partir d’une photo référence qui n’a pas trop de détails. Je veux que mes toiles soient plus « floues » que réalistes, je trouve qu’une image « floue » transmet les émotions de façon plus puissante qu’une image réelle (je ne sais pas vraiment comment expliquer ceci). Enfin, je comprends maintenant que la perfectionniste en moi veut toujours aller chercher le plus de détails possibles. Ainsi, si ma photo de référence est trop parfaite, j’ai beaucoup de difficulté à me contrôler et à aller chercher moins de détails. Ma photo de référence était plus détaillée pour le premier essai, et si je compare les deux essais, je pense que ce deuxième est plus réussi.

Aussi, dans mes cours de peinture, nous avons appris qu’il fallait toujours dessiner et peindre l’entièreté du sujet, même lorsque certaines parties du corps disparaissaient dans la noirceur. On nous disait qu’il faut alors faire disparaitre ces parties en appliquant plusieurs couches de glacis foncé. Dans mon premier essai, j’ai gardé toute la tête du sujet, mais j’ai eu de la difficulté après à juger où je devais arrêter de mettre des glacis et j’ai eu de la difficulté à la faire disparaitre. Pour ce deuxième essai, je n’ai pas dessiné le dessus de la tête du tout, je suis allée directement avec le fond noir et je crois que c’est beaucoup mieux. Ainsi, pour les prochaines toiles, je ne vais pas écouter mes professeurs (oups!) et je vais y aller avec les têtes coupées (comme vous pouvez le voir sur la photo ci-haute du dessin préliminaire de mon prochain essai).

J’ai aussi travaillé avec un bleu différent cette fois-ci. Bleu de Prusse, ocre jaune, laque de garance et terre de sienne brulée. Pour le premier essai, j’avais utilisé un vieux tube de bleu de magnésium. Je préfère le bleu de Prusse. Je me demande également si je devrais continuer dans les tons de bleus plutôt que dans les tons rosés. Mon image doit représenter quelque chose d’imaginé. Comme lorsque vous pensez à quelqu’un que vous aimez… cette image qui se crée dans votre tête. Voilà pourquoi je veux que l’image soit « floue ». Parce qu’une image imaginée n’est jamais détaillée. Je veux aussi que les couleurs soient délavées, parce qu’une image imaginée n’est jamais faite de couleurs très vives. Cette femme doit donc représenter une Clara imaginée par Schumann. Et comme il était amoureux fou d’elle, je me questionne si je ne devrais pas travailler dans des tons plus chauds, comme le rose ou le rouge, plutôt que dans les tons froids avec ce bleu. Mais je trouve que le bleu traduit bien cet aspect de rêve. Et j’ai peur que les tons de rouge ne donnent un air diabolique à ma Clara, ce que je ne voudrais pas. Clara était très jeune à cette époque et je veux lui donner une aura de pureté plus qu’une aura sexuelle. N’est-ce pas que le bleu est mieux pour ça? Je ne sais pas. Je ne suis pas certaine. Qu’en pensez-vous?

A week of pondering

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Close up of the painting still in progress.
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The preliminary drawing

(La version française suit)

I have been working on my second test painting for the past 2 weeks. Things are going good, I guess. A lot of questions, a lot of brainwork on how I want to illustrate the ideas that I have in my head. These tests are tryouts for the big picture, which will be an ensemble of 12 paintings united. I know what I want to portray, what feelings I would like to convey, yet it is sometimes hard to actually portray what I have in mind. Obviously, this is the reason why I am doing these tests, but I sometimes wonder if it is a good thing that I share the results of theses on this website. Since they are all unsatisfying works, never really finished. Since they are tryouts, hence not really any good (only good for my learning)!

But then again, it will take me so long before I finish the 12 final paintings (something like 2 or 3 years) that I also wonder if the whole process is not an interesting part of the work at the same time… Or else I would post pictures of my finished works every 4 years and that’s it. But at least that would be satisfying work to me. Which makes me feel better…

What’s best? I honestly don’t know.


Voilà 2 semaines que je travaille sur mon deuxième essai. Les choses se passent bien, j’imagine. Beaucoup de questionnements sur la fa façon dont je veux illustrer les idées que j’ai. Ces essais sont des brouillons, de petites ébauches de l’ensemble final, qui sera un assemblage de 12 toiles. Je sais ce que je veux illustrer, quels sentiments je veux partager, mais c’est parfois (souvent) difficile de créer ce que j’ai en tête. Evidemment, c’est la raison pourquoi je fais des essais, mais alors je me questionne (souvent) si c’est justifié de partager le résultat de ces essais sur ce site. Comme ce sont tous des travaux insatisfaisants, inachevés, incomplets. Comme ce sont des brouillons et donc qu’ils ne sont bons à rien (sinon que pour mon apprentissage).

Pourtant, ça me prendra 2 ou 3 ans avant de terminer ce vrai ensemble de 12 toiles. Et alors je me demande justement si tout le processus de création pendant ces 2, 3 ans ne devient pas alors intéressant. Sinon, je ne mettrais que des photos du final au 4 ans et voilà. Mais au moins, le travail que je montrerais serait pour moi satisfaisant. Et du coup, je suis plus à l’aise.

Qu’est-ce qui est mieux? Honnêtement, je ne sais pas trop.

Finishing the first test painting

First painting essay

First painting essay closer

(La version française suit.)

This week was less worrisome than last. I felt more confident and things went generally well. I painted the background black, I worked on the blue highlights and on glazes. It is hard to capture on photo the blue hues, that are very present in “real” life. It is also hard to photograph the painting without that light reflection. I must say that I just finished applying a blue glaze and it is not yet dry, hence the wet finish and the light reflection.

Once it is dry, I will evaluate if I should add some more of the blueish “glow” around her. Probably just a little. But the painting is pretty much finished. I will start a new test painting next week. I want to try and make my black background with acrylic before I start painting in oil, to see if the results will be different and if it will make things go faster.


Cette semaine fut beaucoup moins stressante que la semaine dernière. Je me sentais en confiance et les choses se sont généralement bien déroulées. J’ai peint le fond noir, j’ai travaillé sur les reflets bleus et sur les glacis. Il est difficile de capter ces reflets bleus sur la photographie, mais ils sont très présents en réalité. C’est tout aussi difficile de photographier le tableau sans avoir ce reflet de lumière. Je dois dire que je viens juste de terminer l’application d’un glacis bleu et qu’il n’est pas encore sec, d’où l’aspect mouillé du tableau et cette réflection de lumière.

Lorsque le tableau sera sec, j’évaluerai si j’agrandis un peu ce halo bleuté autour du modèle. Probablement que j’en ajouterai un peu. Mais la toile est plutôt terminée. Je vais donc commencer un autre essai la semaine prochaine. Je veux essayer de faire mon fond noir à l’acrylique avant de commencer avec l’huile et voir ainsi si le résultat est différent et si ça accélèrera le processus.

This week in the studio

Here is some work progression over the week
Here is some work progression over the week

(La version française suit)

This week I started painting. It felt weird as I hadn’t painted in over a month. Always feels like I don’t know how to do it anymore… With the technique I am using, I can’t just go and put paint on the canvas. I must apply a thin layer of tinted homemade medium over the drawing. Then I come back with white paint mixed in a tempera mixture over the highlights and I fade it out in the shadows. It feels like I would be “sculpting” the drawing. This gives it shape and volume. Then I wait for it to dry and come back with the same process until I find I have shaped enough my figure. Then I can apply color and glazes.

But, I am always stressed out. Afraid to put too much paint where I shouldn’t, fearful of not mixing my products properly, shaken that the paint will not react how it is supposed too… (I guess stress is part of who I am!) Sometimes my white is too thick and sticky (not sure why) and is really hard to work and then again, sometimes it is too thin (not sure why) and does not cover well. Once I get the hang of it though, I feel more confident and less like a student. In a way, this is what I like about this technique. I always feel like I am learning something and I know for a fact that the more experienced I will get, the better I will be. So there is a lot of room for improvement. Which is a good thing!

So this week was quite “stressful” as I wasn’t sure if I would remember how to do it all. It is OK so far, I did make a couple of tiny mistakes, but I have noted them in my notebook and hopefully I won’t make them again. I did one layer of white, and I am now working on my second layer. I started working on her left eye too. You can see the week’s progression in the picture up here. (The picture in the middle is where I am at now.)


J’ai commencé à peindre cette semaine. Ce qui me semblait un peu bizarre; voilà au moins un mois que je n’ai pas touché à un pinceau. J’ai toujours le sentiment que je ne saurai plus comment faire. La technique que j’utilise ne me permet pas de mettre la peinture directement sur le tableau. Je dois appliquer une fine couche de médium teinté -fait maison- sur le dessin. Ensuite, j’applique de la peinture blanche mélangée à un mélange de tempera sur les parties lumineuses et je l’estompe jusque dans les parties plus sombres. C’est un peu comme si on “sculptait” le dessin. Cette façon de faire donne du volume et de la forme au dessin. Ensuite, j’attends que tout sèche et je recommence jusqu’à ce que je trouve que mes formes sont assez volumineuses. Ensuite je peux appliquer la couleur et les glacis.

Malgré tout, que je suis toujours stressée. J’ai peur d’appliquer trop de peinture là où je ne devrais pas. L’idée d’avoir fait de mauvais mélanges m’inquiète. Je crains que la peinture ne réagisse pas correctement. (Je crois que je suis de nature nerveuse!) Parfois mon blanc est trop épais (je ne sais trop pourquoi) et alors il est difficile à appliquer. Parfois mon blanc est trop liquide (je ne sais trop pourquoi) et ne couvre pas bien. Mais quand je suis bien “réchauffée”, je prends confiance et je me sens moins comme une étudiante. D’une certaine façon, c’est ce que j’aime bien de cette technique. J’ai toujours l’impression d’apprendre quelque chose et je sais que plus je serai expérimentée, meilleure je serai. Il y a beaucoup de place à l’amélioration, ce qui est une bonne chose!

Cette semaine donc fut préoccupante, comme je n’étais pas certaine de me rappeler vraiment comment peindre. J’ai fait quelques erreurs, pas très dramatiques,  je les ai noté dans mon carnet et je devrais -sans doute- ne plus les refaire. J’ai monté une couche de blanc et je suis présentement entrain de monter la deuxième couche de blanc. j’ai également commencé à travailler sur l’œil gauche. La progression est visible sur la photo ci-haute (la photo du milieu étant l’endroit où je suis rendue maintenant).

Starting the painting essays

The finished second Clara Wieck essay drawing.
The finished second Clara Wieck essay drawing.
It can easily get messy when I'm drawing!
It can easily get messy when I’m drawing!
Starting the drawing for the under painting.
Starting the drawing for the under painting.
Here is the finished drawing. I can now start to paint.
Here is the finished drawing. I can now start to paint.
(English version follows)
En début de semaine j’ai terminé mon deuxième essai en dessin de ma Clara Wieck. Le résultat était somme toute satisfaisant, comparativement à mon premier essai. En effet, comme je l’expliquais dans le “post” de la semaine dernière (voir ici), je pense que l’erreur était vraiment au niveau de la distance du sujet.

Ainsi, après m’être rapprochée pour ce deuxième essai, j’ai trouvé le résultat plutôt concluant. Je me pense maintenant prête à étudier les coloris et la façons dont je veux peindre mon sujet pour créer les ambiances que je me suis imaginées.
J’ai donc commencé une toile-étude.

Le reste de la semaine, j’ai donc dessiné le dessin qui sert de fond à ma toile. J’ai terminé ce dessin aujourd’hui. Il me reste à la fixer et à appliquer une couleur uniforme, une imprimature, et ensuite je pourrai commencer à peindre. Ce qui se fera donc la semaine prochaine.


I finished my second Clara Wieck drawing essay at the beginning of the week.The result was somewhat satisfying, compared to my first essay. As I was explaining in last week’s post (here), I think my mistake was in the “zooming”, as not close enough to my subject.

In this second essay, I did get closer and I thought the results were good. I feel I am now ready to study the colours and the way I will paint these portraits to render properly the ambiances I have imagined. I started a study painting.

The rest of the week, I drew the under painting. I finished this drawing this morning. Now I have to fix it and paint it in a uniform color, as an imprimatur, and then I will be ready to start painting. With will be next week.

Portrait drawing

I fought with this drawing, at first not understanding why I hated it.
I fought with this drawing, at first not understanding why I hated it.
I realized I needed to get closer to my subject
I realized I needed to get closer to my subject
The drawing is still in progress, but I know I am heading where I want to!
The drawing is still in progress, but I know I am heading where I want to!

(La version française suit)
I started my portrait drawing this Monday morning. The first essay did not go well at all. I fought with the drawing for quite a few hours, trying to change the background, the dress, the face, until Tuesday night, I gave up. At first I did not understand what was wrong with it, what I didn’t like. But I knew this was not how I wanted the drawings and future paintings to look like. I was really getting annoyed.

After pondering, I realized that my mistake was the “zooming”. I was too far from my subject, I needed to get closer, to find that proximity, where you know that she is looking at you, and only you.

So Wednesday I started another drawing, closer to my subject. I changed the pose too, just because I couldn’t stand spending some more time on that same reference picture. And voilà. I feel so much better now, like I can breath again. I am not yet finished with this drawing, but at least things are going where I want them to go . So I guess that overall, it was a good week!


J’ai commencé mes études portraits ce lundi matin. Le premier essai se passa plutôt mal. Je me suis battue avec ce dessin pendant plusieurs heures, essayant de changer la texture du fond, la robe, le visage, jusqu’à ce que mardi soir j’abandonne. J’en avais assez. Je ne comprenais pas ce qui clochais dans mon dessin, je savais que je ne l’aimais pas du tout, mais pourquoi?

Finalement, après de longues réflexions, j’ai eu un eureka! Le problème était que j’étais trop éloignée de mon sujet, je devais me rapprocher afin de retrouver cette proximité, ce regard où je sais qu’elle me regarde moi et personne d’autre.

Donc mercredi matin, j’ai commencé un nouveau dessin portrait, plus près de mon sujet. J’ai changé la pose aussi, juste parce que je n’en pouvais plus de travailler sur cette même référence. Et alors, voilà. Je me sens beaucoup mieux maintenant. Je n’ai pas encore terminé ce dessin, mais au moins je sais où je m’en vais et c’est dans la bonne direction. J’imagine donc, somme toute, que ce fût une bonne semaine!

Hand drawing

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Graphite, charcoal and pastel on paper, 18 x 24 inches.
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Graphite, charcoal and pastel on paper, 18 x 24 inches.
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A closer view of the right hand
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A closer view of the left hand

(English version follows) J’ai terminé ce matin la paire de mains sur laquelle je travaillais depuis quelques jours. Ainsi, lundi matin je pourrai commencer mes études préliminaires en dessin de Clara Wieck. J’ai hâte!

I finished my pair of hands this morning so that I can start my preliminary studies in drawing of Clara Wieck. I’m excited!

In the studio (this week and last week)

Hand study number 2
Hand study number 2
In the studio
Nice to see some work starting to pile up in my studio!
Home was transformed into a photo studio for my portraits of Clara Wieck
Home was transformed into a photo studio
Hand study number 3 in progress
Hand study number 3 in progress
Hand study in progress with larger view
Hand study in progress with a larger view… gives some perspective on the size of the work.

(La version française suit)

Last week was hectic, filled with appointments of all sorts and it was kind of hard to work seriously. I did manage to do another hand study in graphite, charcoal and pastel. My daughter thought I drew the thumb wrong (it’s too pointy she says). But after showing her my reference photo, she saw that I was not misrepresenting the hand. I love the pointy thumb, it is what makes these hands special (a part from the fact that they are a pianist’s hands).

This week was a little better for studio work. My model came on Tuesday, the one who will be my Clara Wieck for my paintings. We dressed her up and fixed her hair Clara like and I took a good roll of pictures. The results are great. I am excited to start some drawing studies with these references to see how it works out. If all is well after the drawings, I shall start some painting studies soon.

Still, I have not finished the hand studies I promised myself to do. So the rest of the week I worked on this pair of hands in graphite and charcoal on paper (not yet finished). Same hand model… see those thumbs? I love it 😉


La semaine dernière fut chaotique. Remplie de rendez-vous de toute sorte, il fut quasi impossible de travailler sérieusement dans l’atelier. J’ai quand même réussi à faire une autre étude de main en graphite, fusain et pastel. Ma fille croyait que j’avais mal dessiné le pouce (il est trop pointu, me dit-elle), mais après que je lui eu montré ma référence photographique elle s’est rendue à l’évidence: je n’ai rien inventé. J’aime bien ce pouce rebelle, il rend cette main différente et spéciale (outre le fait que ce soit une main de pianiste!).

Cette semaine fut un peu plus simple pour le travail d’atelier. J’ai reçu ma modèle mardi, celle qui pose pour la Clara Wieck de mes prochains tableaux. Nous l’avons habillée et coiffée dans le style Clara et j’ai pris plusieurs photographies qui me serviront de références. Les résultats sont excellents. J’ai très hâte de commencer les premiers essais dessins voir ce que ça donne. Et si ces derniers vont bien, je vais commencer les essais en peinture bien vite!

Reste que je n’ai pas terminé toutes les études de mains que je m’étais promise de faire et donc le reste de la semaine j’ai travaillé sur ces deux mains (qui ne sont pas terminées). Toujours le même modèle… voyez ces pouces? J’adore 😉

This week in the studio

Here I am working on my background with black pastel.
Here I am working on my background with black pastel.
Here is a progression of the drawing
Here is a progression of the drawing
A closer look, to see the details
A closer look to see the details

Finished result.
Finished result.

Graphite, charcoal and black pastel on charcoal paper, 18 x 24 inches.

(La version française suit)This week I have been working on hands. My next series of paintings portraits the relationship between a composer and a pianist. I figure hands must have had some importance to them… Obviously, for Clara being a pianist but especially for knowing that Schumann, first promised to a great concert pianist career, decided to become a composer after damaging -for life- his hand from practicing too much the same repetitive movement on the piano.

I decided to ask a concert pianist to be my hand model. I took pictures last week, and I am using these as references for my drawing. This week I have been working on these. I have to say, it is the hardest thing I have done in a while. So many details and lines and shifts in values and tones and… hugh… it was hard. I don’t know if I am happy with the result because there was so much struggling. But I find I learnt a lot this week and hopefully, my next hand drawing should go by a little faster and better. I shall start that later on this morning so I shall see soon about that.

I tried using white pastel for my highlights and thought I liked it at first and so I used it on a good portion of my left hand, but now I guess it was not such a good idea. I can’t really say why I’m not satisfied with it, but I am definitely not going to use it for my next drawing. I guess it’s because it makes it very dusty and thick. And also because it is hard after to come back on it with graphite to add details.

 

Cette semaine j’ai travaillé sur des mains. Comme ma prochaine série de toiles illustre la relation entre un compositeur et une pianiste, je me suis dit que les mains devaient avoir une certaine importance pour eux. Évidemment, puisque Clara est une pianiste, mais surtout sachant que Schumann, tout d’abord promis à une carrière de pianiste, a décidé de devenir compositeur après qu’il ait gravement endommagé sa main pour avoir trop pratiqué le même mouvement répétitif au piano. 

J’ai demandé à un pianiste concertiste d’être mon modèle. J’ai pris des photographies la semaine dernière et j’utilise ces dernières comme références. Cette semaine j’ai donc travaillé sur ses mains. J’avoue que c’est la chose la plus difficile que j’ai fait depuis un bout. Il y a tellement de petits détails, de traits, de changements de tonalités… c’était laborieux. Je ne sais pas si je suis heureuse du résultat, mais je dois dire que j’ai tout de même beaucoup appris et j’espère que mon prochain dessin sera plus facile. Je vais le commencer ce matin, alors je verrai cela bientôt.

J’ai utilisé de la pastel blanche pour les parties lumineuses. Je croyais l’aimer au début, et donc je l’ai utilisé sur une grande partie de la main gauche, mais j’admets maintenant pas que ce ne fut pas une bonne idée. Je ne peux pas vraiment exprimer pourquoi je ne suis pas satisfaite, mais je sais que je ne l’utiliserai pas pour mes prochains dessins. Je présume que c’est parce que ça rend le dessin poussiéreux et “épais” et qu’il est donc difficile, voire impossible, de revenir pour ajouter des détails au graphite.

This week in the studio

(La version française suit)

This week was again all about practicing the portrait drawing to prepare for my next  series of paintings. I am also experiencing with black pastel, which I had never used before and charcoal. I am using paintbrushes as tools to fade out the charcoal, that is also a new way of working for me. I like it very much as I find I have more control and I find I can blur more that way. I also received this week a magic tool I had ordered on Amazon and had been waiting for: an eraser as tiny as a pencil! Amazing to work tiny highlights especially in the hair. I’m very happy with it!

Cette semaine j’ai encore pratiqué les portraits pour ma prochaine série de toiles. J’expérimente avec le pastel noir, que je n’avais jamais utilisé auparavant, et le fusain. J’utilise des pinceaux pour les estomper, c’est aussi une nouvelle façon de faire pour moi. J’aime beaucoup, je trouve que ça me donne plus de contrôle et ça donne également un résultat plus velouté. J’ai aussi reçu un outil magique commandé sur Amazon que j’attendais impatiemment: une gomme à effacer pas plus grosse que la mine d’un crayon! Merveilleux, surtout pour travailler les petites zones de lumières et les cheveux.

In the studio

(La version française suit)This week in the studio, it was all about practicing portraits. My next series of paintings will have portraits of Schumann and Clara. I have been painting roses for four years, so I really need to practice with faces before I start my real paintings. I want to study the shapes, forms and volumes of the face and for that, I need to make lots of portraits! I have to admit I am having a lot of fun down there in the studio. I loose track of time and can be concentrated for hours. It feels like I have been spending my week in a bubble… but I love it!!

You can see pictures of some of my works posted down here.


 

 

Cette semaine dans mon atelier, j’ai passé tout mon temps à pratiquer le portrait. Ma prochaine série de toiles sera composée de portraits de Schumann et de Clara. Comme ça fait 4 ans que je peins des roses, j’ai clairement besoin de me pratiquer un peu avant de commencer mes vrais tableaux. Je veux étudier les lignes, volumes et formes du visage pour bien les comprendre. Et pour ce faire, et bien j’ai besoin de faire beaucoup de portraits! J’avoue avoir beaucoup de plaisir dans mon atelier! Je perds complètement le fil du temps et je reste concentrée pendant des heures! J’ai le sentiment d’avoir passé la semaine dans une bulle… mais j’adore ça!!

Voici quelques photos de mon travail cette semaine.

 


  

Grisaille technique

(La version française suit)

I had an amazing week at the Atelier Jacques Lajeunesse! I am really glad I went to learn this other painting technique, it will really help me out for the series I am working on. This is the not-yet-finished-study that I did over there.


J’ai passé une incroyable semaine aux Ateliers Jacques Lajeunesse. Je suis vraiment heureuse d’avoir appris cette autre technique ancienne de peinture, puisqu’elle me servira véritablement pour l’élaboration de la série de toiles sur laquelle je travaille présentement. Voici une photo de mon étude non terminée.

In the studio today and leaving to art summer school

(La version française suit)
I am very excited as I am leaving next week for an intensive week long summer class on another painting technique called “grisaille” with my favorite art teacher, Jacques Lajeunesse.
Grisaille is a term for painting executed entirely in monochrome or near-monochrome, usually in shades of grey. It is particularly used in large decorative schemes in imitation of sculpture. Many grisailles in fact include a slightly wider colour range.
A grisaille may be executed for its own sake, as underpainting for an oil painting (in preparation for glazing layers of colour over it), or as a model for an engraver to work from. “Rubens and his school sometimes use monochrome techniques in sketching compositions for engravers.”[2] Full colouring of a subject makes many more demands of an artist, and working in grisaille was often chosen as being quicker and cheaper, although the effect was sometimes deliberately chosen for aesthetic reasons. Grisaille paintings resemble the drawings, normally in monochrome, that artists from the Renaissance on were trained to produce; like drawings they can also betray the hand of a less talented assistant more easily than a fully coloured painting.” (Wikipedia)
This technique will certainly be useful for this next series I am working on. Down here is a picture of my studio work today.
Je suis très heureuse car je quitte la semaine prochaine pour un cours intensif d’une semaine sur une technique ancienne de peinture appelée la grisaille. J’apprendrai cette technique avec mon professeur préféré, Jacques Lajeunesse.
“La Grisaille est une technique de peinture en monochrome ou en semi-monochrome, le plus souvent dans les tons de gris. Elle est particulièrement utilisée dans les arts décoratifs pour imiter la sculpture. Plusieurs grisailles incluent une légère variation de couleurs.
Une grisaille peut être exécutée telle quelle ou elle peut servir de fond pour une peinture à l’huile (en préparation pour l’application de glacis) ou encore elle peut servir de modèle préparatif pour les graveurs. La coloration entière d’un sujet est exigeante pour l’artiste, ainsi la grisaille était autrefois utilisée comme technique plus rapide et moins coûteuse, quoiqu’elle était souvent choisie délibérément pour des raisons esthétiques. La grisaille ressemble au dessin, normalement monochrome, que les artistes de la Renaissance étaient entrainés à produire; comme le dessin, elle peut facilement trahir la main de l’artiste moins talentueux comparativement à la toile entièrement peinte de couleurs.”
Cette technique me servira très certainement pour la production de ma nouvelle série de toiles. La photographie ci-haute représente mon travail d’atelier en ce moment.

My New Etsy Shop

I just opened an Etsy Boutique where you can buy limited prints on plexiglass of my flower photographs. Soon, I will also be selling original drawings! You can visit my shop here:


Je viens d’ouvrir une boutique sur Etsy où je vends des impressions limitées sur plexiglass de mes photographies de roses. Bientôt, vous pourrez aussi y acheter des dessins originaux! Vous pouvez visitez la boutique en cliquant sur le lien ici:

In the studio today

No, it is not yet finished. I know, it takes forever. I have been working on other projects here and there. But now I have decided to get over this and finish this. By next week…?

Non, elles ne sont pas encore terminées. Je sais, c’est long. Mais j’ai travaillé sur d’autres projets, ici et là. Voilà que j’ai décidé d’en finir avec ces roses. D’ici la semaine prochaine…?

Schumann’s music’s role in my work

(English version follows French)
Le rôle de la musique de Schumann dans mon œuvre.

Toute mon œuvre est liée à la musique de Schumann. Évidemment, le but premier de ma série est d’illustrer les différentes étapes de la relation amoureuse qu’ont vécue le compositeur Robert Schumann et la pianiste Clara Wieck. Mais vu leur lien étroit avec la musique, je ne pouvais ne pas intégrer cette dernière dans ma démarche. J’ai donc décidé que chaque mouvement serait représenté par une composition de Schumann. Ainsi, j’essaie d’inclure des éléments musicaux, provenant des partitions choisies, à mes peintures.

Premier mouvement: Le Prélude
Premier mouvement : Le Prélude

Le premier mouvement, Le Prélude, est lié à Waldszenen (Scènes des bois). Ce mouvement est illustré par la floraison d’une rose, du bouton de la fleur jusqu’à sa mort. Il ne représente pas de périodes particulières du couple, il sert plutôt d’introduction et de résumé au projet. L’éclosion de la rose vient faire le lien avec l’évolution de la vie, l’évolution d’une relation amoureuse.

Continue reading “Schumann’s music’s role in my work”

Piano Sonata No. 3 in F minor, Op. 14

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(La version française suit)

In the summer of 1836, Schumann carried out the greater part of his work on the Piano Sonata in F minor Op 14. This was, as he later confessed, his ‘darkest period’—a time when he was completely separated from Clara.

If some of Clara’s musical ideas had left their mark on the opening movement of the F sharp minor Sonata, the new work placed Clara quite literally centre-stage: the sonata as Schumann originally designed it had five movements, with the slow movement framed by two scherzos. Not only did the slow movement consist of a set of variations on an ‘Andantino de Clara Wieck’, but the five-note descending scale with which her theme began permeated other sections of the work too. (Schumann had identified Clara in his compositions with a five-note descending motif -Maybe because of the five letters in her name, maybe because five is the number symbolizing marital union-)

It was in all likelihood the publisher Tobias Haslinger who persuaded Schumann to drop both scherzos, so that the work could appear under the catchpenny title of ‘Concert sans orchestre’. This wholly inappropriate designation was criticized not only by Liszt in his Gazette musicale review, but also by Ignaz Moscheles, to whom the work was dedicated. Haslinger’s three-movement version appeared in October 1836, but when Schumann revised the work in 1853 he issued it as a ‘Grande Sonate’. He restored one of the scherzos and also renotated the finale. (…) Schumann also retouched the opening movement, making occasional changes to its texture, rhythm and even harmony.

(…)
In issuing the F minor Sonata as a ‘Concert sans orchestre’ Haslinger hoped, as he said, ‘to whet the appetite of a more curious public’. His scheme was unsuccessful: despite the championship of Brahms, who gave the first public performance in 1862, the sonata has remained among Schumann’s least-known piano works. (If the central variations are at all familiar, it is largely because they were a favourite encore piece of Vladimir Horowitz.) That it is a problematic piece is undeniable, but it is among Schumann’s most passionate utterances, and one that deserves a wider audience.
(Source: Misha Donat, Hyperion)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: I. Allegro, Éric Le sage, Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: II. Scherzo: molto comodo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Quasi variazioni: Andantino de Clara Wieck: Theme, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 1, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 2: in tempo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 3: Passionato, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: IV. Variation 4, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: III. Scherzo: vivacissimo, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Piano Sonata No. 3 in F Minor, Op. 14: V. Prestissimo possibile, Éric Le Sage. Schumann: Sonate, Impromptus & Fantaisie (Klavierwerke & Kammermusik, Vol. 2)

Schumann passa l’été de 1836 à mener à bien l’essentiel de son travail sur sa Sonate pour piano en fa mineur op. 14. Ce fut, comme il le confessa par la suite, sa «période la plus sombre»—une époque qui le vit totalement séparé de Clara.

Si certaines idées musicales de Clara avaient laissé leur empreinte sur le mouvement initial de la Sonate en fa dièse mineur, cette nouvelle œuvre plaça littéralement la jeune femme au centre de la scène: telle que Schumann la conçut originellement, la sonate comportait cinq mouvements, avec le mouvement lent encadré de deux scherzos. Or, ce mouvement lent est un ensemble de variations sur un «Andantino de Clara Wieck»; plus encore, la gamme descendante de cinq notes qui en débutait le thème imprégna aussi d’autres sections de l’œuvre. (Schumann avait identifié Clara dans ses compositions à un motif de cinq notes descendantes. -Peut-être à cause des cinq lettres qui composent son prénom, peut-être aussi parce que cinq est le chiffre symbolisant l’union amoureuse par le mariage.-)

Selon toutes probabilités, ce fut l’éditeur Tobias Haslinger qui persuada Schumann d’abandonner les deux scherzos de sorte que l’œuvre pût paraître sous le titre accrocheur de «Concert sans orchestre». Cette désignation tout à fait inapte fut critiquée par Liszt dans sa Gazette musicale, mais aussi par Ignaz Moscheles, le dédicataire de l’œuvre. La version à trois mouvements de Haslinger parut en octobre 1836 mais Schumann en publia une version révisée intitulée «Grande Sonate» (1853). Il rétablit l’un des scherzos et refit la finale. (…) Schumann retoucha également le mouvement initial, effectuant d’occasionnels changements de texture, de rythme, voire d’harmonie.

(…)
En éditant la Sonate en fa mineur sous le titre «Concert sans orchestre», Haslinger espérait «aiguiser l’appétit d’un public plus curieux». Mais ce plan échoua et la sonate resta une des œuvres pour piano les moins connues de Schumann, malgré la défense de Brahms, qui en donna la première audition publique en 1862. (Si les variations centrales sont un tant soit peu familières, elles le doivent en grande partie à Vladimir Horowitz, qui en avait fait un de ses bis favoris.) Cette piece est indéniablement problématique, mais elle compte parmi les déclarations les plus passionnées de Schumann et mérite un auditoire plus large.
(Source: Misha Donat, Hyperion)

Träumerei

 (Étude d’après William Adolphe Bouguereau)

“L’amour seul peut me rendre heureuse. Je ne vis que pour toi. Je veux tout te donner. (…) Sois heureux.  Il n’y a pas une minute où tu n’occupes ma pensée.” (Clara Wieck dans une lettre à Robert Schumann, 11 octobre 1837)

“Ah! Les mots me manquent pour m’exprimer – ce que je ressens est si profond, si puissant. Comment te le faire comprendre! Mais une voix intérieure doit te le dire… Il faut que je me fasse violence pour me séparer de toi – nous sommes si indissolublement liés l’un à l’autre, je ne romprai jamais ce lien.” (Clara Wieck dans une lettre à Robert Schumann, 3 novembre 1837)

Longing

Étude pour la prochaine série (D’après Emmanuel Benner)

Le dessin s’appelle Longing. Je ne trouvais pas de traduction française juste pour le terme. Des amis m’ont proposé des choses. Le plus récurent, ou le plus juste devrais-je dire (parce qu’il y avait cette notion de désir inassouvi) est: Languir. Mais le mot ne reflète peut-être pas vraiment la délicatesse de ce moment dans le dessin. Quelqu’un m’a cité la première strophe d’un poème de Verlaine, Chanson d’automne.

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

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Quote

“Tu aurais pu d’ailleurs t’exprimer d’une manière un peu plus romantique.
Chaque mot que je t’écris en réponse à ta lettre m’est pénible. C’est ton père qui t’a tenu la main pour écrire.
Tes quelques lignes m’ont meurtri.
Et comme tu tiens peu à cette bague! Depuis hier, je n’aime plus du tout la tienne et je ne la porte plus.
Je rêvais que je me promenais auprès d’une eau profonde et l’idée m’a traversé l’esprit d’y jeter la bague et de m’y précipiter ensuite.
Demain j’écrirai davantage – mon sang bouillonne – j’ai la tête en feu – le chagrin fait que mes yeux voient trouble!”

(Robert Schumann à Clara, 30 novembre 1837)

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Variations sur un thème des esprits

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 (Peter Frankl, Theme with Variations In E-Flat Major, Wo0 24 "Geistervariationen")

(English version follows)

Ce thème en cinq variations est inextricablement lié à la détérioration de l’état mental de Schumann qui mènera à sa mort deux ans et demi plus tard. Il souffrait de problèmes d’ouïe sévères et douloureux quand il a rêvé de ce “thème des esprits” qui, disait-il, lui fut dicté par les anges (celui de Mendelssohn ou de Schubert).

Inspiré, il s’est automatiquement mis à composer des variations sur ce thème. Peut-être un symptôme de sa condition, Schumann n’a pas reconnu que ce thème était en fait le sien. Il l’avait utilisé dans son op. 41 no 2 en 1842, dans son Album pour les jeunes en 1849 et finalement dans son concerto pour violon, seulement quatre mois plus tôt.
Il compose donc les quatre premières variations. Un jour qu’il est désespéré, il jette sa bague de mariage dans les eaux du Rhin et se jette à sa suite dans une tentative de suicide. Il fut repêché et ramené à la maison. Il demande alors à être interné dans un asile dans l’espoir qu’on trouve remède à son mal de vivre. Alors qu’il est encore à la maison, le lendemain de sa tentative de suicide, il compose la cinquième et finale variation. Le thème y est altéré, caché et de plus en plus submergé dans d’autres textures pianistiques jusqu’à ce qu’il disparaisse. La musique s’éteint. L’espoir que Schumann croyait avoir obtenu des anges a quitté.


This set of theme with five variations is inextricably linked with the deterioration of Schumann’s nervous condition that was to lead to his death two and a half years later. Schumann was already suffering from a severe and painful hearing disorder when he dreamed or imagined that an angel (either Mendelssohn or Schubert) descended and dictated a “spirit theme” to him, which he wrote down.

The always manic-depressive composer was elated and immediately started writing a series of variations on it. It is probably a symptom of his condition but he did not recognize this theme, which was in fact one of his own. He had used it in his op 41 no 2 string quartet in 1842, in his Lieder-Album for die Jugend in 1849, and, finally, in the slow movement of his violin concerto, just four months earlier.

Schumann composed the four first variations. Then, in despair, he cast his wedding ring and then himself into the freezing waters of the Rhine in a suicide attempt. He was rescued and taken back home. Soon thereafter he voluntarily committed himself to an asylum. While still at home, the very day after the attempt, he finished the fifth and final variation. The theme is now altered, hidden, more and more submerged in other textures of the piano until it disappears. The music fades into the distance. The hope Schumann thought had been offered by the angels is gone. (Description by Joseph Stevenson)

In my studio today

Mirror effect unfinished 2

Dans l’atelier aujourd’hui. Une des toiles est presque terminée. Je vais commencer l’autre et les finir les deux en même temps pour que les reflets soient presque les mêmes. L’idée est que les deux doivent être quasi identiques, mais en effet miroir.

One painting is almost finished. I will start the other one and finish them both together so the highlights can be kind of the same. The idea is that they should be almost identical, but in a mirror effect.

Concert sans orchestre

(English follows)

Je travaille maintenant sur le deuxième mouvement de la symphonie Schumann + Wieck,  mouvement qui sera présenté en 2018.

Ce mouvement représente une période très délimitée de la vie du couple, soit celle comprise entre le mois de novembre 1835 et le 1er août 1840. Schumann rencontre Frederich Wieck, professeur de piano et père de Clara. Celui -ci promet de faire de lui, en trois ans, l’un des plus grands pianistes vivants. Schumann emménage chez Wieck et rencontre la jeune Clara. Avec le temps, un amour grandit entre eux. Leur premier baiser est donné à la fin du mois de novembre 1835.

Deux ans plus tard, Schumann demande la main de Clara, mais le refus de Frederich Wieck est catégorique. Sa fille ne le mariera pas. Il interdit même aux amoureux de se voir et envoie Clara en tournée à travers l’Europe pour séparer les amants. Tout ceci ne fait qu’intensifier les sentiments amoureux du couple. Pendant 3 ans, Schumann et Clara entretiendront une correspondance secrète et enflammée où ils s’échangeront une série de lettres et de compositions musicales.  Schumann, inspiré, composera de grandes oeuvres pour piano.

En 1839, le couple porte plainte contre Wieck pour refus de consentement au mariage. Le jugement leur est favorable le 1er août 1840 et ils se marient le 12 septembre de la même année.

La pièce musicale de Robert Schumann que j’ai choisi d’associer à cette période est la Sonate pour piano n°3 en fa mineur, Op. 14, aussi appelée Concert sans orchestre. Composée en 1836, cette œuvre musicale place Clara à l’avant-plan: la Sonate compte cinq mouvements, dont un lent encadré de deux scherzos. Or, ce mouvement lent est un ensemble de variations sur un thème composé par Clara Wieck.


I am now working on the second movement of the Schumann + Wieck Symphony, a movement that will be presented in 2018.

This movement represents a very specific period of the lovers’ life, between November 1835 and August 1840. Schumann meets Frederich Wieck, a piano teacher and Clara’s father. He  promises Schumann to turn him into one of the greatest piano players. Schumann moves to his place to study and meets there young Clara. With time, love germinates between them two. The first kiss is given in November 1835. 

Two years later, Schumann asks Clara’s hand, but Wieck brutally refuses. His daughter will not marry him. He forbids the lovers to see each other and sends Clara on tour around Europe to separate them. But this only intensifies their feelings. For 3 years, Schumann and Clara will hold a secret and fiery correspondence of musical compositions and of passionate letters. Schumann, inspired, will compose beautiful piano works.

In 1839, the couple goes to court and file a complaint against Wieck for refusing to consent to their union. The judgment is favorable to Schumann and Clara. They will marry on August 1st 1840.

The musical score I chose to represent this period is the Piano Sonata n°3 in F minor, Op. 14, also called Concert sans orchestre. Composed in 1836, this work puts Clara on foreground: the Sonata counts 5 movements, one slow framed by 2 scherzos. Thus this slow movement in an ensemble of variations based on a theme composed by Clara Wieck. 

Atelier

Mon travail d’atelier en ce moment. Début du deuxième mouvement: Concert sans orchestre. Mes dernières roses avant de commencer des portraits.

My studio work right now. Start of the Second Movement : Concert sans orchestre. My last roses before I start making portraits.

Le Prélude

| English version follows French and all the pictures… scroll down |

Le premier mouvement de la Symphonie Schumann + Wieck,  dit « Le Prélude », compte 12 panneaux de bois de 91 cm par 2,13 m. Sur chaque panneau est peinte une rose blanche à divers moments de sa floraison. Les toiles sont réunies pour former une seule œuvre, longue de 11 mètres, où le spectateur voit défiler la vie entière de la rose, symbole des différentes étapes d’une vie et d’une relation amoureuse.

L’œuvre de Schumann associée à ce premier mouvement est l’Opus 82. Recueil de neuf petites pièces pour piano, Waldszenen (Scènes des bois) décrit une promenade en forêt. La quatrième pièce, Lieu maudit,  est préfacée d’un poème de Friedrich Hebbel qui donne le ton à la mélodie et à l’ensemble de ce Prélude :

Les fleurs, si haut croissent-elles,
Sont pâles ici comme la mort ;
Une seule d’entre elles, au centre,
Se dresse dans sa parure rouge sombre.

Elle ne l’a point reçue du soleil :
Jamais elle n’en rencontra la chaleur ;
Elle la tient de la terre
Car elle a bu du sang humain.

Symphonie Schumann + Wieck premier mouvement

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

The first movement of the Schumann + Wieck Symphony, called Le Prélude, counts twelve wood panels measuring 91 cm by 2,13 meters. On every panel is painted a white rose in a different flowering stage. The paintings are united into a single work of art, 11 meters long, where the onlookers can see the entire rose’s life, symbolizing the various phases of life and of a love affair.

This first visual movement is linked with Schumann’s Opus 82, Waldszenen (Forest Scenes), a booklet of nine small piano pieces describing a walk in the woods. The fourth piece, Haunted Place, is prefaced with a poem by Frederich Hebbel which gives spirit to the melody and to the  entirety of Le Prélude  :

Tall as they grow, the flowers here
Are pale, just like death;
Only one in the middle
Stands there in dark red.

It’s color does not come from the sun,
Whose glow never reached it,
It comes from the earth
Which drank human blood.

Expo @ l’Espace création Dominique Payette

Voici quelques photos de l’expo… quelques unes prises avec un téléphone, donc de qualité potable, mais bon. – Cliquer sur la photo pour voir en grand format.-Here are some pictures of my last show. Some pictures were taken with a phone, so quality is not at it’s best… -Click on picture to see in full size. –

Pictures of the opening show

Voici quelques photos de la soirée du vernissage, le 20 novembre 2014. /// Here are some pictures of the opening show.

Space and brush strokes

So I have been on the lookout for spaces in Montreal. I am going to visit a place tomorrow morning! I really hope it is to my liking and that it fits my exhibit properly. And then I hope I can rent it before 2015!!

In the studio, I am still working on my shadows. I am working on the last flower of the series. The dead one. Then I will start the loop again, but now with shades of blue. That should be nice. Well, to work with another color will feel nice. 

Continue reading “Space and brush strokes”

For fun

Une pause des fleurs… le visage de ma fille au crayon. Ça fait du bien de faire autre chose!

Taking a pause from the flowers. This is my daughter’s portray, in pencil. Feels nice to work on something else.

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Waldszenen op. 82

(La version française suit)

Schumann’s Waldszenen (Forest Scenes), Op. 82 consists of nine short pieces composed in 1848-1849 similar in style and spirit to the composer’s Kinderszenen of 1838.

“Eintritt” (Entrance) features unusual, asymmetrical phrasing. “Jäger auf der Lauer” (Hunter in Ambush) is an exciting, technically challenging piece in the cast of a typical nineteenth century hunting song. The difficulties of “Einsame Blumen” (Solitary Flowers) lie in maintaing balance between the two distinct voices in the right hand; otherwise, it is simple and melodic. “Verrufene Stelle” (Haunted Spot) evokes an air of eerie mystery with passages in slow dotted rhythms, while the fast, tricky triplets of “Freundliche Landschaft” (Friendly Landscape) create a surprisingly poetic effect. “Herbege” (At the Inn) presents a variety of material that requires great sensitivity to balance.

The best-known and most striking piece of the set is “Vogel als Prophet” (The Prophet Bird); its cross-relations, incomplete melodies, and extreme delicacy of texture create a weirdly beautiful atmosphere. “Jagdlied” (Hunting Song) is the second of the Waldszenen in this style and the example more typical of the genre. Rapidly repeated triplet chords both lend the piece rhythmic drive and pose a substantial technical challenge. The concluding “Abschied” (Farewell) is a touching song without words.

Waldszen may rightly be regarded as Schumann’s last really fine keyboard work. The diminishment of the composer’s mental and emotional capacities in ensuing years led him to redirect his energies largely toward the compilation and revision of earlier works rather than the production of new music. (Source Allmusic.com)

Eintritt (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Jäger auf der Lauer (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Einsame Blumen (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Verrufene Stelle (Peter Frankl, Schumann: Complete Music for Piano Solo, 2010)

Freundliche Landschaft (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Herbege (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Vogel als Prophet (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Jagdlied (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Abschied (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Waldszenen (Scènes des bois), op. 82, est un recueil de neuf petites pièces pour piano composées par Robert Schumann en 1848-1849, similaires en style et en esprit à ses Scènes d’enfants de 1838.

“Entritt” (Entrée) présente une structure inusuelle et asymétrique. “Jäger auf der Lauer” (Chasseur aux aguets) est une pièce amusante, techniquement difficile, typique des chansons de chasse du dix-neuvième siècle. La difficulté de “Einsame Blumen” (Fleurs solitaires) est de maintenir l’équilibre entre les deux voix de la main droite, sinon elle est simple et mélodique. “Verrufene Stelle” (Lieu maudit) évoque un air mystérieux avec des passages ponctués de rythmes lents alors que les passages rapides de triolets dans “Freundliche Landschaft” (Paysage souriant) créent un effet poétique surprenant. “Herbege” (À l’auberge) présente une variété de matériel qui requiert une grande sensibilité et beaucoup d’équilibre.

La pièce la plus connue du recueil et sans doute la plus frappante est “Vogel als Prophet” (L’oiseau prophète) qui entreprend d’imiter le chant d’un oiseau. Ses mélodies incomplètes et sa délicate texture créent une atmosphère à la fois bizarre et magnifique. “Jagdlied” (Chant de chasse) est la deuxième pièce du recueil de ce style et en est un exemple plus typique. La conclusion “Abschied” (Adieu) est une chanson touchante.

Waldszenen est sans doute la dernière belle composition pour clavier de Schumann. La diminution des capacités émotives et mentales du compositeur durant les années qui suivront l’amèneront à rediriger ses énergies vers la compilation et la révision d’oeuvres antérieures plutôt que dans la production de nouveau matériel.

The Schumann+Wieck Symphony

(La version française suit la vidéo ci-dessous)

Marie-Hélène Sirois’ Schumann and Wieck’s Symphony, which allies painting and music, is a celebration of Robert Schumann and Clara Wieck’s life and works and is an illustration of art’s richness and interactivity.

Notorious German composer, Robert Schumann and his wife, virtuoso pianist Clara Wieck, lived a complex and passionate love affair in spite of Clara’s father firm opposition to their union and of Schumann’s later illness. Their relationship is the foundation for four series of paintings through which are represented, as a symphony in four movements,  the transformation of the couple’s feelings through the important events that shaped their relationship.

Schumann’s music holds a crucial place in the project. Each visual movement is associated with and inspired by one of his musical scores.

The First Movement, called Le Prélude, was introduced in November 2014. It was joined to Schumann’s Opus 82, Waldszenen (Forest Scenes).

Marie-Hélène Sirois is now working on the Second Movement, Concert sans orchestre, linked to the Piano Sonata n°3, Op. 14, where she examines the obstacles that amplify desire, the complementarity of artists sharing the same passions and the way imagination transforms and idealizes the other when lovers are parted.


La Symphonie Schumann + Wieck de Marie-Hélène Sirois, qui allie peinture et musique, se veut à la fois une célébration de la vie et de l’œuvre de Robert Schumann et de Clara Wieck ainsi qu’une démonstration de la richesse des arts et de leur interaction.

Le célèbre compositeur allemand Robert Schumann et son épouse, la pianiste virtuose Clara Wieck, ont, en effet, connu une relation amoureuse complexe et passionnée en dépit de l’opposition du père de Clara à leur union et de la maladie qui les a frappés au cours de leur vie. Leur relation sert de fondement à quatre séries de toiles à travers lesquelles sont représentées, à la façon d’une symphonie en quatre mouvements, les différentes étapes de leur histoire d’amour.

 La musique de Schumann occupe une place prépondérante dans ce projet. Chacun des quatre mouvements visuels est associé à une de ses partitions et s’en inspire.

Le premier mouvement de cette série, Le Prélude, a été présenté en novembre 2014. Il était associé à l’Opus 82, Waldszenen (Scènes des bois).

Marie-Hélène Sirois travaille maintenant sur son deuxième mouvement, Concert sans orchestre, lié à la Sonate n°3, Opus 14. Elle se penche sur les entraves qui amplifient le désir, la complémentarité d’artistes partageant les mêmes passions ainsi que la façon dont l’imagination transforme et idéalise l’Autre lorsque deux amoureux sont séparés.

This picture was taken in my studio yesterday. So this is pretty much where I am at now. You just see a part of the paintings here. I work on them all at the same time because the coloration of the flowers needs to be the same. So now I am still working with only 3 colours and adding up the layers.

What am I working on?

Robert Schumann + Clara Wieck

About four years ago I read an article in the paper about Robert Schumann, the classical composer. The article resumed his life. I learned he was married to a virtuoso pianist, Clara wieck. That she was the daughter of his piano teacher, Frederich Wieck. But when Robert and Clara declared their love to one another, their union was not welcomed at all by Clara’s father. As a virtuoso pianist, she was making a lot of money which constituted a big part of her father’s fortune.

Continue reading “What am I working on?”

Art Square Affair Fundraising

Le Prélude, Op. 9
Le Prélude, Op. 9

There is a fundraising in support of the Visual Arts Centre. For the occasion, I am giving this small painting.

Title : Opus 9 ( Origami )

Format : 12 inches x 12 inches.

Medium : Oil and tempera on wood.

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A fundraising exhibition in support of the Visual Arts Centre

Gala Evening

Wednesday, Nov. 23rd at 6 p.m.
Exhibition: Nov. 22 – 26, 2011

To celebrate our 65th Anniversary, we’re filling our McClure Gallery with hundreds of Square Foot paintings and artworks created by the Centre’s dynamic community of artists, students, teachers, staff and friends.
Whether as participating artist or supportive friend, we hope you’ll join us in this fun and celebratory event. The exhibition represents a rare opportunity to view and purchase affordable art in a wide variety of styles and media – all in a square format.
A $25 ticket to the Gala Evening entitles you to first dibs on the art plus wine and hors d’oeuvres. Tickets are available in the office.
Please come and support us. As Canada’s largest bilingual independent art school and as a non-profit cultural space, our fundraising exhibitions are an important means of ensuring our financial well-being and our ability to continue to offer accessible and excellent programmes and services to the public.

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Il y aura une exposition de levée de fonds au profits du Centre des arts visuels. Pour l’occasion, j’offre cette petite toile.

Titre : Opus 9 (Origami)

Format : 12 pouces x 12 pouces

Médium : Huile et tempera sur bois.

Soirée de gala
Mercredi, 23 nov. à 18h
Exposition:  22 – 26 nov. 2011

Pour célébrer son 65ème anniversaire, le Centre des arts visuels pare les murs de la Galerie McClure d’une centaine de peintures et d’œuvres d’art au pied carré créées par la communauté dynamique d’artistes, professeurs, étudiants, employés et amis du Centre.
Que ce soit à titre d’amis ou de participants, nous espérons que vous vous joindrez à nous pour cette célébration. L’exposition offre une opportunité rare d’admirer et d’acheter des œuvres, toutes de forme carrée, à un prix abordable et dans une grande variété de styles et de techniques.
Un billet à 25$ pour la soirée de gala vous permet de placer les premières offres sur du grand art avec, en prime, du vin et des hors d’œuvres. Les billets sont disponibles au bureau.
S’il vous plaît, montrez votre support au Centre; plus grande école d’art indépendante bilingue au Canada et espace culturel sans buts lucratifs. Les activités de levées de fonds constituent pour nous un moyen important d’assurer le bon déroulement de nos opérations et de pouvoir continuer d’offrir des programmes et services de qualité qui soient accessibles au public.

 

First study with new technique

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I just finished my painting essay with the new technique I learned this winter (oil and tempera). I am happy with the result, so I will start my real series now (12 paintings). I should be finished in… a year?

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Je viens de terminer ma première étude avec la technique de peinture que j’ai apprise cet hiver (huile et tempera). Je suis contente du résultat et donc je commencerai ma vraie série (de 12 toiles) maintenant. Je prévois finir dans… 1 an?

Lighting the way

This year again I am encouraging the LIGHTING THE WAY SAINTE-JUSTINE HOSPITAL FOUNDATION by giving this small painting tryptic I made , an essay for my new series of paintings. It will be sold at silent auction the night of the event. All the fundings will go to finance the purchase of an ultrasonogram for Sainte-Justine UHC materno-fetal therapy clinic.

Continue reading “Lighting the way”

Some pictures of my opening show

Here are some pictures of the opening show about my series on Émile Nelligan.

Voici quelques photos du vernissage de ma série sur le poète Émile Nelligan.

My next exhibit is on April 27 2010

"Le robin et l'amour sont morts en même temps"
“Le robin et l’amour sont morts en même temps”

On April 27 2010, from 5 until 8 pm, I invite you to the Hotel Nelligan, on Saint-Paul Street in Old Montreal. I will be showing the 12 paintings I made for my series on the french poet Émile Nelligan and Pascale Wilhelmy will be there with me to read a literary text. Hope to see you there!

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Le mardi 27 avril 2010 de 17 à 20 heures vous êtes invités à l’Hôtel Nelligan, sur la rue Saint-Paul dans le vieux Montréal, pour voir les 12 oeuvres de ma série de toiles sur le poète Émile Nelligan. L’animatrice Pascale Wilhelmy y sera avec moi pour lire un texte littéraire inspiré de mes oeuvres. Je vous y attends!

Lueur d’espoir

Thursday September 10, 2009 at the Montreal Science Centre. The Young Leaders Circle of the Sainte-Justine Hospital Foundation was holding a fundraising event to finance the purchase of an ultrasonogram for Sainte-Justine UHC materno-fetal therapy clinic. For the occasion I gave 2 paintings  that were sold at silent auction. You can visit the event’s website here @ www.lueurdespoir.ca

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Le Cercle des Jeunes Leaders de la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine a tenu l’activité-bénéfice Lueur d’espoir pour financer l’achat d’un échographe pour la clinique de thérapie materno-fœtale du CHU Sainte-Justine. Lors de cette occasion, j’ai donné 2 toiles pour une vente à l’encan silencieux. Visiter le site de l’événement au www.lueurdespoir.ca

Nelligan vu par…

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Nelligan vu par… (meaning Nelligan as seen by…) is a project thought of by Artifex and old Montreal’s luxury hotel, the Nelligan where 12 artists honour Quebec’s greatest poet : Émile Nelligan. Presented over a period of two years, every event invites a painter and a public personality to expose their contemporary vision of Nelligan’s life and works through a series of paintings and literary works.  I will expose in November 2009. The project will conclude in 2010 with the edition of a collectible art book sold in libraries.

Garou and Jean-Daniel Rohrer will be the first pair to commemorate the poet. The exhibition will be held in the atrium of the hotel, tomorrow, november 25 2008.

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Nelligan vu par…, imaginé par Artifex et  l’Hôtel Nelligan, propose une série de douze expositions solo. Présentée sur une période de deux ans, chaque exposition invite un artiste peintre et une personnalité connue à jeter un regard contemporain sur la vie et l’univers de Nelligan au travers d’une série d’oeuvres d’art et de textes littéraires.  J’exposerai ma série sur le poète en novembre 2009.

Garou et Jean-Daniel Rohrer formeront le premier couple à perpétuer la mémoire du poète. L’événement aura lieu demain soir, le 25 novembre, dans l’atrium de l’hôtel.

Nelligan vu par… se poursuit jusqu’en 2010 et se conclura par l’édition d’un livre d’art de collection qui sera disponible en librairie.

Lueur d’espoir

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Thursday September 4th The Young Leaders for Sainte-Justine held the second edition of Lueur d’espoir, presented by Unilever, at the Biodôme of Montreal. A cocktail reception, activities and shows were on the menu for this unique event with all proceeds going to support perinatal excellence by purchasing a transport incubator for premature babies. For this event, I gave for auction  this painting I made called Love.Love.Love.

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Le jeudi 4 septembre, Le Cercle des Jeunes Leaders de la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine présentait la deuxième édition de l’événement Lueur d’espoir, présenté par Unilever. Les profits de cet événement bénéfice, placé sous le signe de la famille (une valeur phare pour Sainte-Justine), serviront à appuyer l’axe d’excellence en périnatalité et, plus particulièrement, l’acquisition d’un incubateur de transport pour les bébés prématurés.

Un encan avait lieu lors de la soirée et j’y ai offert cette toile, intitulée Love.Love.Love.