Le Prélude

| English version follows French and all the pictures… scroll down |

Le premier mouvement de la Symphonie Schumann + Wieck,  dit « Le Prélude », compte 12 panneaux de bois de 91 cm par 2,13 m. Sur chaque panneau est peinte une rose blanche à divers moments de sa floraison. Les toiles sont réunies pour former une seule œuvre, longue de 11 mètres, où le spectateur voit défiler la vie entière de la rose, symbole des différentes étapes d’une vie et d’une relation amoureuse.

L’œuvre de Schumann associée à ce premier mouvement est l’Opus 82. Recueil de neuf petites pièces pour piano, Waldszenen (Scènes des bois) décrit une promenade en forêt. La quatrième pièce, Lieu maudit,  est préfacée d’un poème de Friedrich Hebbel qui donne le ton à la mélodie et à l’ensemble de ce Prélude :

Les fleurs, si haut croissent-elles,
Sont pâles ici comme la mort ;
Une seule d’entre elles, au centre,
Se dresse dans sa parure rouge sombre.

Elle ne l’a point reçue du soleil :
Jamais elle n’en rencontra la chaleur ;
Elle la tient de la terre
Car elle a bu du sang humain.

Symphonie Schumann + Wieck premier mouvement

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

Marie-Hélène Sirois /// Le Prélude

The first movement of the Schumann + Wieck Symphony, called Le Prélude, counts twelve wood panels measuring 91 cm by 2,13 meters. On every panel is painted a white rose in a different flowering stage. The paintings are united into a single work of art, 11 meters long, where the onlookers can see the entire rose’s life, symbolizing the various phases of life and of a love affair.

This first visual movement is linked with Schumann’s Opus 82, Waldszenen (Forest Scenes), a booklet of nine small piano pieces describing a walk in the woods. The fourth piece, Haunted Place, is prefaced with a poem by Frederich Hebbel which gives spirit to the melody and to the  entirety of Le Prélude  :

Tall as they grow, the flowers here
Are pale, just like death;
Only one in the middle
Stands there in dark red.

It’s color does not come from the sun,
Whose glow never reached it,
It comes from the earth
Which drank human blood.

Expo @ l’Espace création Dominique Payette

Voici quelques photos de l’expo… quelques unes prises avec un téléphone, donc de qualité potable, mais bon. – Cliquer sur la photo pour voir en grand format.-Here are some pictures of my last show. Some pictures were taken with a phone, so quality is not at it’s best… -Click on picture to see in full size. –

Pictures of the opening show

Voici quelques photos de la soirée du vernissage, le 20 novembre 2014. /// Here are some pictures of the opening show.

Waldszenen op. 82

(La version française suit)

Schumann’s Waldszenen (Forest Scenes), Op. 82 consists of nine short pieces composed in 1848-1849 similar in style and spirit to the composer’s Kinderszenen of 1838.

“Eintritt” (Entrance) features unusual, asymmetrical phrasing. “Jäger auf der Lauer” (Hunter in Ambush) is an exciting, technically challenging piece in the cast of a typical nineteenth century hunting song. The difficulties of “Einsame Blumen” (Solitary Flowers) lie in maintaing balance between the two distinct voices in the right hand; otherwise, it is simple and melodic. “Verrufene Stelle” (Haunted Spot) evokes an air of eerie mystery with passages in slow dotted rhythms, while the fast, tricky triplets of “Freundliche Landschaft” (Friendly Landscape) create a surprisingly poetic effect. “Herbege” (At the Inn) presents a variety of material that requires great sensitivity to balance.

The best-known and most striking piece of the set is “Vogel als Prophet” (The Prophet Bird); its cross-relations, incomplete melodies, and extreme delicacy of texture create a weirdly beautiful atmosphere. “Jagdlied” (Hunting Song) is the second of the Waldszenen in this style and the example more typical of the genre. Rapidly repeated triplet chords both lend the piece rhythmic drive and pose a substantial technical challenge. The concluding “Abschied” (Farewell) is a touching song without words.

Waldszen may rightly be regarded as Schumann’s last really fine keyboard work. The diminishment of the composer’s mental and emotional capacities in ensuing years led him to redirect his energies largely toward the compilation and revision of earlier works rather than the production of new music. (Source Allmusic.com)

Eintritt (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Jäger auf der Lauer (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Einsame Blumen (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Verrufene Stelle (Peter Frankl, Schumann: Complete Music for Piano Solo, 2010)

Freundliche Landschaft (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Herbege (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Vogel als Prophet (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Jagdlied (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Abschied (Marc-André Hamelin, Schumann: Kinderszenen & Wladszenen – Janáček: On the overgrown Path I, 2014)

Waldszenen (Scènes des bois), op. 82, est un recueil de neuf petites pièces pour piano composées par Robert Schumann en 1848-1849, similaires en style et en esprit à ses Scènes d’enfants de 1838.

“Entritt” (Entrée) présente une structure inusuelle et asymétrique. “Jäger auf der Lauer” (Chasseur aux aguets) est une pièce amusante, techniquement difficile, typique des chansons de chasse du dix-neuvième siècle. La difficulté de “Einsame Blumen” (Fleurs solitaires) est de maintenir l’équilibre entre les deux voix de la main droite, sinon elle est simple et mélodique. “Verrufene Stelle” (Lieu maudit) évoque un air mystérieux avec des passages ponctués de rythmes lents alors que les passages rapides de triolets dans “Freundliche Landschaft” (Paysage souriant) créent un effet poétique surprenant. “Herbege” (À l’auberge) présente une variété de matériel qui requiert une grande sensibilité et beaucoup d’équilibre.

La pièce la plus connue du recueil et sans doute la plus frappante est “Vogel als Prophet” (L’oiseau prophète) qui entreprend d’imiter le chant d’un oiseau. Ses mélodies incomplètes et sa délicate texture créent une atmosphère à la fois bizarre et magnifique. “Jagdlied” (Chant de chasse) est la deuxième pièce du recueil de ce style et en est un exemple plus typique. La conclusion “Abschied” (Adieu) est une chanson touchante.

Waldszenen est sans doute la dernière belle composition pour clavier de Schumann. La diminution des capacités émotives et mentales du compositeur durant les années qui suivront l’amèneront à rediriger ses énergies vers la compilation et la révision d’oeuvres antérieures plutôt que dans la production de nouveau matériel.

The Schumann+Wieck Symphony

(La version française suit la vidéo ci-dessous)

Marie-Hélène Sirois’ Schumann and Wieck’s Symphony, which allies painting and music, is a celebration of Robert Schumann and Clara Wieck’s life and works and is an illustration of art’s richness and interactivity.

Notorious German composer, Robert Schumann and his wife, virtuoso pianist Clara Wieck, lived a complex and passionate love affair in spite of Clara’s father firm opposition to their union and of Schumann’s later illness. Their relationship is the foundation for four series of paintings through which are represented, as a symphony in four movements,  the transformation of the couple’s feelings through the important events that shaped their relationship.

Schumann’s music holds a crucial place in the project. Each visual movement is associated with and inspired by one of his musical scores.

The First Movement, called Le Prélude, was introduced in November 2014. It was joined to Schumann’s Opus 82, Waldszenen (Forest Scenes).

Marie-Hélène Sirois is now working on the Second Movement, Concert sans orchestre, linked to the Piano Sonata n°3, Op. 14, where she examines the obstacles that amplify desire, the complementarity of artists sharing the same passions and the way imagination transforms and idealizes the other when lovers are parted.


La Symphonie Schumann + Wieck de Marie-Hélène Sirois, qui allie peinture et musique, se veut à la fois une célébration de la vie et de l’œuvre de Robert Schumann et de Clara Wieck ainsi qu’une démonstration de la richesse des arts et de leur interaction.

Le célèbre compositeur allemand Robert Schumann et son épouse, la pianiste virtuose Clara Wieck, ont, en effet, connu une relation amoureuse complexe et passionnée en dépit de l’opposition du père de Clara à leur union et de la maladie qui les a frappés au cours de leur vie. Leur relation sert de fondement à quatre séries de toiles à travers lesquelles sont représentées, à la façon d’une symphonie en quatre mouvements, les différentes étapes de leur histoire d’amour.

 La musique de Schumann occupe une place prépondérante dans ce projet. Chacun des quatre mouvements visuels est associé à une de ses partitions et s’en inspire.

Le premier mouvement de cette série, Le Prélude, a été présenté en novembre 2014. Il était associé à l’Opus 82, Waldszenen (Scènes des bois).

Marie-Hélène Sirois travaille maintenant sur son deuxième mouvement, Concert sans orchestre, lié à la Sonate n°3, Opus 14. Elle se penche sur les entraves qui amplifient le désir, la complémentarité d’artistes partageant les mêmes passions ainsi que la façon dont l’imagination transforme et idéalise l’Autre lorsque deux amoureux sont séparés.

First study with new technique

shapeimage_1-2

I just finished my painting essay with the new technique I learned this winter (oil and tempera). I am happy with the result, so I will start my real series now (12 paintings). I should be finished in… a year?

+++

Je viens de terminer ma première étude avec la technique de peinture que j’ai apprise cet hiver (huile et tempera). Je suis contente du résultat et donc je commencerai ma vraie série (de 12 toiles) maintenant. Je prévois finir dans… 1 an?