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The Tortured Artist or How music made it’s way into my work.

(The English version follows French in this post) Mon sujet d’étude traite d’un compositeur de musique classique et de son épouse, pianiste-virtuose. Mon schème de départ était seulement d’illustrer en toiles les différentes étapes de leur relation, mais la musique, au début accessoire, s’est petit à petit imposée comme l’élément central de mon travail ; si à l’ébauche mon idée était d’exposer des tableaux avec les compositions de Schumann qui jouent en musique de fond, mon concept maintenant est plutôt d’organiser des concerts avec mes peintures en décor de scène. Je vais expliquer ici comment la musique s’est introduite dans mon premier mouvement et j’aborderai comment elle s’est emparée de son premier rôle dans un autre texte. J’ai entamé ce projet un dimanche matin, après avoir lu un long article dans le Devoir sur le bicentenaire de Robert Schumann. Je ne connaissais même pas le compositeur, encore moins son épouse pianiste. Je ne sais pas pourquoi j’ai accroché à cette histoire (c’est vrai que le texte décrivait le couple de façon poétique), mais j’ai tout de suite …

Le bonheur de la lenteur

(English version follows the video) C’est difficile d’expliquer la joie que j’ai à commencer cette série pour vrai. Cette série que je pense, médite, analyse,  étudie, organise depuis plus de deux ans! Mes panneaux, lisses et doux au toucher, encore d’un blanc immaculé, attendent patiemment que je les salisse, que je les enduise de couches de peinture. Je peux en faire ce que j’en veux. Juste ça, en soit, c’est un bonheur. Ce début de quelque chose, toutes ces possibilités! J’ai commencé mon premier dessin sur mon premier panneau lundi. Je suis contente de prendre mon temps. Je dessine lentement. Pour être certaine que tout sera parfait. Je prends mes mesures. Je reprends mes mesures. Surtout, je ne hâte rien. Je. Prends. Mon. Temps. J’aime ça. De savoir que je m’applique à faire bien les choses. De savoir que je fais de mon mieux. Ça me donne le sentiment de travailler sur quelque chose de vraiment important. Même si ça ne l’est peut-être pas, pour moi, ce l’est. Mon atelier est inondé de musique quand je …

Schumann’s music’s role in my work

(English version follows French) Le rôle de la musique de Schumann dans mon œuvre. Toute mon œuvre est liée à la musique de Schumann. Évidemment, le but premier de ma série est d’illustrer les différentes étapes de la relation amoureuse qu’ont vécue le compositeur Robert Schumann et la pianiste Clara Wieck. Mais vu leur lien étroit avec la musique, je ne pouvais ne pas intégrer cette dernière dans ma démarche. J’ai donc décidé que chaque mouvement serait représenté par une composition de Schumann. Ainsi, j’essaie d’inclure des éléments musicaux, provenant des partitions choisies, à mes peintures. Le premier mouvement, Le Prélude, est lié à Waldszenen (Scènes des bois). Ce mouvement est illustré par la floraison d’une rose, du bouton de la fleur jusqu’à sa mort. Il ne représente pas de périodes particulières du couple, il sert plutôt d’introduction et de résumé au projet. L’éclosion de la rose vient faire le lien avec l’évolution de la vie, l’évolution d’une relation amoureuse.

Piano Sonata No. 3 in F minor, Op. 14

(La version française suit) In the summer of 1836, Schumann carried out the greater part of his work on the Piano Sonata in F minor Op 14. This was, as he later confessed, his ‘darkest period’—a time when he was completely separated from Clara. If some of Clara’s musical ideas had left their mark on the opening movement of the F sharp minor Sonata, the new work placed Clara quite literally centre-stage: the sonata as Schumann originally designed it had five movements, with the slow movement framed by two scherzos. Not only did the slow movement consist of a set of variations on an ‘Andantino de Clara Wieck’, but the five-note descending scale with which her theme began permeated other sections of the work too. (Schumann had identified Clara in his compositions with a five-note descending motif -Maybe because of the five letters in her name, maybe because five is the number symbolizing marital union-) It was in all likelihood the publisher Tobias Haslinger who persuaded Schumann to drop both scherzos, so that the work …

The Schumann+Wieck Symphony

Marie-Hélène Sirois’ Schumann and Wieck’s Symphony, which allies painting and music, is a celebration of Robert Schumann and Clara Wieck’s life and works and is an illustration of art’s richness and interactivity. La Symphonie Schumann + Wieck de Marie-Hélène Sirois, qui allie peinture et musique, se veut à la fois une célébration de la vie et de l’œuvre de Robert Schumann et de Clara Wieck ainsi qu’une démonstration de la richesse des arts et de leur interaction.